• [^] # Re: Je vois le problème différemment

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal La carte d'identité européenne eIDAS bientôt requise pour utiliser les grandes plateformes?. Évalué à 4.

    La monnaie, le jour où tout est NFT/crypto/web3.0 c'est mort aussi

    Vu l'état des NFTs, je doute que ça arrive.

    Tu pourras toujours utiliser un compte Facebook pour ouvrir ton compte en banque, mais la banque ne pourra pas te refuser d'utiliser cette identité à la place du compte Facebook.

    Ce qui du coup laisserait les USA capables de plus facilement faire des faux papiers, et je pense que grâce à Trump, même les plus américanophiles des dirigeants va se poser des questions sur le sujet.

    C'est quand même un point mort dans les discussions autour de l'Europe (que ça soit ça ou les histoires de certificats TLS), et pour être franc, je suis pas surpris.

    On peut gloser sur les questions des CA, mais actuellement, les personnes qui décident (càd Google, Microsoft, Apple et Mozilla pour une part énorme du marché) sont sous juridiction US. Si demain, Trump est ré-élu (ou un tocard galactique du même acabit, car il y a un catalogue complet chez les Républicains) et décide de vouloir faire chier l'Europe via des restrictions à la con comme il a tenté avec la Chine, on va pas pouvoir faire grand chose. La 2eme guerre d'Irak, c'était pas si loin et je me souviens quand même que le gouvernement US a pas aimé qu'on les suivent pas (cough freedom fries cough).

    Je dit pas que la façon dont la loi est proposé est la bonne, mais il faut quand même utiliser son cerveau et trouver des explications autre que "quelqu'un veut forcément m'observer".

    Et à un moment, faut aussi interroger pourquoi il y a un tel angle mort (aka, l'indépendance de l'Europe) dans les discussions. Moi, je miserais sur le soft power US et sa domination dans le domaine de la tech (cf mon commentaire qui base sur l'EFF plus haut), mais surtout parce que la domination US, comme beaucoup de dominations en sociologie, est invisible et impensé, et qu'on ne fait souvent que traduire le zeitgeist d'outre Atlantique.