Pour reprendre ce que je disais ici : http://linuxfr.org/comments/273078.html(...)
"Globalement, je reste assez pessimiste. Les brevets me font penser à la dérégulation en matière de services publics dans des domaines comme l'eau, le ramassage d'ordures...
Malgré le refus général, ces dérégulations sont adoptées et Lors de leur instauration, et de manière régulière, des populations (i.e des villes, pays) s'insurgent d'être prises en otage par les tarifs des compagnies privées en charge du service... puis tout se tasse suite à un geste "commercial" de la dite société... ou à la lassitude bien compréhensible de tout à chacun. Marre des coups d'épée dans l'eau, marre de se battre pour des évidences... que le libéralisme ignore.
C'est un peu à l'image des baisses d'impôts, du téléphone ou autres... On baisse de 1 à 3% à grands renforts de communication mais d'autres tarifs annexes augmentent dans une large démesure... par juste (?) compensation...
Ca en devient machiavélique.
Alors être impatient de connaitre quels sont les amendements adoptés avec le texte de loi... impatient de savoir si/quand ces textes européens seront votés dans nos pays... C'est un peu apprendre qu'un cancer vous ronge, occulter l'information mais réclamer une date butoir : "Alors docteur, j'en ai encore pour 3 ou 4 mois. ?"
3 mois, 4 mois... Quelques mois, c'est au mieux ce qu'il nous reste pour explorer l'insouciance.
Ensuite, on adoptera un point de vue beaucoup plus terre-à-terre... et on pourra constater l'étendue des dégâts... les premières perversions de ce système d'appropriation mercantile <=> un frein et une insulte à notre intelligence.
Dans ces conditions, je vois mal comment assurer la pérennité /cohésion de nos sociétés si les seules motivations deviennent intéressées même en ce qui concerne les fondements de ces dernières à savoir des services ou des valeurs qu'un simple esprit critique devrait qualifier de "public / libre" : notre culture... même si elle n'est qu'informatique (d'ailleurs n'est-ce-pas la science de l'information ?)
Les brevets, un frein à l'innovation dites vous ?
Personnellement je m'en moque un peu ou du moins je trouve cela accessoire en regard d'une remise en cause de notre patrimoine technologique et culturel. Car je vois mal comment nous pourrions construire de nouveau sans base permettant de juger de nos erreurs passées... à moins d'y mettre le prix.
Tout a un prix dit-on : créer aussi maintenant... et c'est au prix fort.
Franchement, je me demande tout de même si d'une certaine façon, ce n'est pas un bien.
Je vais enfin peut-être trouver une raison suffisante pour changer d'activité professionnelle, et recentrer mes intérêts sur du concret, l'air frais du matin, la beauté d'un ciel d'automne, un paysage valloné ou les voyages vers d'autres cultures, d'autres cieux... passer plus de temps avec ceux que j'apprécie.
Mais ce sera à n'en pas douter m'arracher à ce que j'aime... faire, penser, partager ou dire... à la manière d'un(e) adolescent(e) à qui on arrache celle(celui) qu'il(elle) aime...
Devenir adulte c'est en partie perdre ses illusions. Penser que l'Homme pouvait devenir plus mature, à défaut de plus intelligent, était-ce aussi un mirage ?
Au passage, je denie le droit à quiconque, du môsieur-buisness-plan-sans-envergure au mercantile-sans-avenir, aux petits, aux médiocres, de s'approprier ma culture, notre culture.
# Brevets logiciels : que pouvait-on attendre de pire ?
Posté par Quzqo . En réponse à la dépêche Directive sur les brevets logiciels adoptée. Évalué à 1.
"Globalement, je reste assez pessimiste. Les brevets me font penser à la dérégulation en matière de services publics dans des domaines comme l'eau, le ramassage d'ordures...
Malgré le refus général, ces dérégulations sont adoptées et Lors de leur instauration, et de manière régulière, des populations (i.e des villes, pays) s'insurgent d'être prises en otage par les tarifs des compagnies privées en charge du service... puis tout se tasse suite à un geste "commercial" de la dite société... ou à la lassitude bien compréhensible de tout à chacun. Marre des coups d'épée dans l'eau, marre de se battre pour des évidences... que le libéralisme ignore.
C'est un peu à l'image des baisses d'impôts, du téléphone ou autres... On baisse de 1 à 3% à grands renforts de communication mais d'autres tarifs annexes augmentent dans une large démesure... par juste (?) compensation...
Ca en devient machiavélique.
Alors être impatient de connaitre quels sont les amendements adoptés avec le texte de loi... impatient de savoir si/quand ces textes européens seront votés dans nos pays... C'est un peu apprendre qu'un cancer vous ronge, occulter l'information mais réclamer une date butoir : "Alors docteur, j'en ai encore pour 3 ou 4 mois. ?"
3 mois, 4 mois... Quelques mois, c'est au mieux ce qu'il nous reste pour explorer l'insouciance.
Ensuite, on adoptera un point de vue beaucoup plus terre-à-terre... et on pourra constater l'étendue des dégâts... les premières perversions de ce système d'appropriation mercantile <=> un frein et une insulte à notre intelligence.
Dans ces conditions, je vois mal comment assurer la pérennité /cohésion de nos sociétés si les seules motivations deviennent intéressées même en ce qui concerne les fondements de ces dernières à savoir des services ou des valeurs qu'un simple esprit critique devrait qualifier de "public / libre" : notre culture... même si elle n'est qu'informatique (d'ailleurs n'est-ce-pas la science de l'information ?)
Les brevets, un frein à l'innovation dites vous ?
Personnellement je m'en moque un peu ou du moins je trouve cela accessoire en regard d'une remise en cause de notre patrimoine technologique et culturel. Car je vois mal comment nous pourrions construire de nouveau sans base permettant de juger de nos erreurs passées... à moins d'y mettre le prix.
Tout a un prix dit-on : créer aussi maintenant... et c'est au prix fort.
Franchement, je me demande tout de même si d'une certaine façon, ce n'est pas un bien.
Je vais enfin peut-être trouver une raison suffisante pour changer d'activité professionnelle, et recentrer mes intérêts sur du concret, l'air frais du matin, la beauté d'un ciel d'automne, un paysage valloné ou les voyages vers d'autres cultures, d'autres cieux... passer plus de temps avec ceux que j'apprécie.
Mais ce sera à n'en pas douter m'arracher à ce que j'aime... faire, penser, partager ou dire... à la manière d'un(e) adolescent(e) à qui on arrache celle(celui) qu'il(elle) aime...
Devenir adulte c'est en partie perdre ses illusions. Penser que l'Homme pouvait devenir plus mature, à défaut de plus intelligent, était-ce aussi un mirage ?
Au passage, je denie le droit à quiconque, du môsieur-buisness-plan-sans-envergure au mercantile-sans-avenir, aux petits, aux médiocres, de s'approprier ma culture, notre culture.