La donnée brute est, pour l’argentique, 50 à 100 paires de lignes par millimètre, et que ça dépend de l’émulsion (donc on aura besoin d’une émulsion fine et peu sensible pour arriver à 100 paires de ligne par millimètre, sans doute du noir et blanc).
La première source de l’article précise que c’est la résolution du film, et que les différentes opérations (tirage, etc...) font perdre en résolution. La source donne 10% de perte par opération, pour un résultat de 1/4 de pertes environ sur un tirage standard.
L’exemple pour le numérique est un Canon 5D Mark III de 22 Mpx, selon les standards actuels il a de gros pixels. Sur le matériel moderne (mais les résolutions ont peu changé en 10 ans) :
Un capteur plein format optimisé sensibilité (Canon EOS R6, Nikon Z6) sont à 24 Mpx (6000 x 4000 px soit 83 paires de lignes par mm).
Une capteur plein format optimisé résolution (Canon EOS R5, Nikon Z7) sont plutôt à 45 Mpx (~8000 x 5500 soit 110 paires de lignes par mm).
Ces capteurs sont en fait à gros pixels, parce qu’en fait c’est déjà très largement suffisant et qu’on préfère optimiser la sensibilité et le faible bruit.
L’IMX269 dont il est question ici, c’est 5280x3956 pixels sur 20,49mm ×ばつ 17,83mm, soit 129 paires de lignes par mm
Les smartphones (sur lesquels on ne peut pas mettre d’optiques de reflex) sont beaucoup mieux définis, avec des pixels de 2 μm pour l’iPhone 15 (250 paires de ligne par mm) et jusqu’à 0.6 mm (830 paires de ligne par mm !)
Ça fait une dizaine d’années qu’il n’y a plus de filtre passe-bas devant les capteurs de reflex et associés.
Donc, une très bonne émulsion argentique, peu sensible et très peu traitée atteindra à peu près à la résolution d’un capteur numérique moderne. Pour tout le reste, le numérique est devant.
Un avantage cependant pour l’argentique : on peut faire facilement de très grands films, si vraiment on a besoin d’une résolution gigantesque (je veux dire : plus que les résolutions énormes et largement suffisantes à l’immense majorité des usages qu’on a actuellement), il y a des moyen format et des plan-films pour chambres qui sont assez standard et accessibles (une chambre 4 ×ばつ 5" soit 10,16 x 12,7 cm c’est encore « standard »), alors qu’un numérique moyen format c’est très vite une fortune.
Mais pour en revenir au sujet, non, c’est un problème bien connu, les objectifs sont souvent limitants avec les capteurs modernes, même les bons objectifs pour argentique.
Enfin, en réalité, le facteur limitant c’est presque toujours la personne derrière le boitier...
[^] # Re: le prix pique
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Redonner vie à vos appareils argentiques : la pellicule numérique prend forme avec ce projet. Évalué à 8.
Si je reprends ta source :
Donc, une très bonne émulsion argentique, peu sensible et très peu traitée atteindra à peu près à la résolution d’un capteur numérique moderne. Pour tout le reste, le numérique est devant.
Un avantage cependant pour l’argentique : on peut faire facilement de très grands films, si vraiment on a besoin d’une résolution gigantesque (je veux dire : plus que les résolutions énormes et largement suffisantes à l’immense majorité des usages qu’on a actuellement), il y a des moyen format et des plan-films pour chambres qui sont assez standard et accessibles (une chambre 4 ×ばつ 5" soit 10,16 x 12,7 cm c’est encore « standard »), alors qu’un numérique moyen format c’est très vite une fortune.
Mais pour en revenir au sujet, non, c’est un problème bien connu, les objectifs sont souvent limitants avec les capteurs modernes, même les bons objectifs pour argentique.
Enfin, en réalité, le facteur limitant c’est presque toujours la personne derrière le boitier...
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com