Je dit surtout qu'il faut plus qu'avoir les données, il faut effectivement former les gens à s'en servir, sinon, seul la moitié est fait, et on tombe dans une forme de solutionnisme par la donnée qui va juste donner plus de pouvoir à certains groupes, eg, les gens capable de faire de l'analyse de données.
Par exemple, les données de Wikidata sont tous ce qu'il y d'ouvert. Par contre, à minima, faut connaitre SPARQL pour s'en servir. Je voulais chercher des films dont le titre contient un nom de ville pour un quizz avant hier, en théorie, je serais capable de faire la requête (avec du mal), mais je suis aussi ingé en informatique. Mon collègue avec qui je fait le quizz aurait sans doute eu plus de mal, si il ne connait pas wikidata.
C'est ouvert, mais il y a aurait un différentiel énorme de capacité à se servir de l'info entre lui et moi (et pourtant, on doit être au même niveau de seniorité, de classe social, pour la même boite). Ça veut pas dire qu'il peut pas apprendre, mais voila, c'est mon point, faut donner les billes.
Un classe sociale c'est des revenus, des conditions de vie, pas
de l'intelligence ni de la connaissance.
Alors je pense que ça doit dépendre des ouvrages (et auteurs/autrices), je ne serait pas étonné qu'on utilise le concept pour parlé de choses légérement différentes parfois.
Ensuite certains types de connaissances sont quand même corrélés avec la classe social et le capital social. Comme "intelligence" et "connaissance" sont deux concepts flous, on peut pas trop décider.
Pour préciser ma pensée et pour donner un exemple, le fait de parler anglais (et je dit spécifiquement parler anglais, et pas "parler une autre langue") est valorisé. Ça aide de pouvoir faire ses études à l'étranger (UK, US, etc) pour mieux parler anglais, et pour ça, ç'est plus simple quand on a du pognon. Mais "parler anglais" != "parler une autre langue" car trivialement, de nombreux enfants d'immigrés parlent plusieurs langues, mais je ne pense pas qu'on valorise le fait de parler Tagalog ou Arabe.
Autre exemple, avoir des compétences en informatique. Si tes parents ont de quoi se payer un PC, ça va aider par rapport à ne pas pouvoir (et donc ne pas être familier). Donc il y a quand même une corrélation.
Maintenant, vu les premiers commentaires du compte auquel tu réponds et la teneur de son soutien pour le Pr Raoult tout au long de ces commentaires, je me fait pas d'illusion sur la raison de la réaction.
Mais je peux donner d'autres exemples tout aussi polémiques, comme les mouvements contre les droits des personnes trans, qui vont aussi ressortir un seul papier depuis démonté largement pour des raisons méthodologique, en ignorant les montagnes d'articles disant le contraire.
Je peux parler en long et en large des discussions autour du VIH et sa négation. Il y a au moins un livre juste sur le sujet ( "Denying AIDS : conspiracy theories, pseudoscience, and human tragedy" ), et pour l'avoir lu, c'était un peu effrayant de voir à quel point ça ressemblait beaucoup aux discussions et discours autour du SRAS-CoV-2.
[^] # Re: Open Data
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal [HS][~Signet] Mise à participation du public pour le projet de mise en service du réacteur EPR[...]. Évalué à 6.
Je dit surtout qu'il faut plus qu'avoir les données, il faut effectivement former les gens à s'en servir, sinon, seul la moitié est fait, et on tombe dans une forme de solutionnisme par la donnée qui va juste donner plus de pouvoir à certains groupes, eg, les gens capable de faire de l'analyse de données.
Par exemple, les données de Wikidata sont tous ce qu'il y d'ouvert. Par contre, à minima, faut connaitre SPARQL pour s'en servir. Je voulais chercher des films dont le titre contient un nom de ville pour un quizz avant hier, en théorie, je serais capable de faire la requête (avec du mal), mais je suis aussi ingé en informatique. Mon collègue avec qui je fait le quizz aurait sans doute eu plus de mal, si il ne connait pas wikidata.
C'est ouvert, mais il y a aurait un différentiel énorme de capacité à se servir de l'info entre lui et moi (et pourtant, on doit être au même niveau de seniorité, de classe social, pour la même boite). Ça veut pas dire qu'il peut pas apprendre, mais voila, c'est mon point, faut donner les billes.
Alors je pense que ça doit dépendre des ouvrages (et auteurs/autrices), je ne serait pas étonné qu'on utilise le concept pour parlé de choses légérement différentes parfois.
Ensuite certains types de connaissances sont quand même corrélés avec la classe social et le capital social. Comme "intelligence" et "connaissance" sont deux concepts flous, on peut pas trop décider.
Pour préciser ma pensée et pour donner un exemple, le fait de parler anglais (et je dit spécifiquement parler anglais, et pas "parler une autre langue") est valorisé. Ça aide de pouvoir faire ses études à l'étranger (UK, US, etc) pour mieux parler anglais, et pour ça, ç'est plus simple quand on a du pognon. Mais "parler anglais" != "parler une autre langue" car trivialement, de nombreux enfants d'immigrés parlent plusieurs langues, mais je ne pense pas qu'on valorise le fait de parler Tagalog ou Arabe.
Autre exemple, avoir des compétences en informatique. Si tes parents ont de quoi se payer un PC, ça va aider par rapport à ne pas pouvoir (et donc ne pas être familier). Donc il y a quand même une corrélation.
Maintenant, vu les premiers commentaires du compte auquel tu réponds et la teneur de son soutien pour le Pr Raoult tout au long de ces commentaires, je me fait pas d'illusion sur la raison de la réaction.
Mais je peux donner d'autres exemples tout aussi polémiques, comme les mouvements contre les droits des personnes trans, qui vont aussi ressortir un seul papier depuis démonté largement pour des raisons méthodologique, en ignorant les montagnes d'articles disant le contraire.
Je peux parler en long et en large des discussions autour du VIH et sa négation. Il y a au moins un livre juste sur le sujet ( "Denying AIDS : conspiracy theories, pseudoscience, and human tragedy" ), et pour l'avoir lu, c'était un peu effrayant de voir à quel point ça ressemblait beaucoup aux discussions et discours autour du SRAS-CoV-2.