• [^] # Re: Le telephone pro

    Posté par . En réponse au journal Maltraitance informatique. Évalué à 8. Dernière modification le 30 août 2023 à 12:09.

    Communiquer avec les parents et notre environnement professionnel en général fait aussi partie de nos tâches. Il y a aussi de plus en plus de travail en équipe - ce qui n'est à mon humble avis pas plus mal. C'est à nous de savoir faire la part des choses, même si je conçois que l'administration mette aussi la pression, ou que les parents soient plus ou moins insistants selon les lieux.

    Mais je vais nuancer.

    Quand un élève de Terminale sérieux a un coup de stress la veille d'un contrôle, et vous envoie un message via Pronote, eh bien, je lui réponds, et je ne suis pas le seul à le faire.

    Il y a les collègues qui envoient des messages à minuit. C'est normal, vu qu'ils bossent le soir, une fois que leurs enfants en bas âge sont couchés. Cela m'arrive aussi de travailler sur ces heures-là. Je leur réponds rarement à cette heure-là, par contre.

    Il y a des fils de discussion assez lourds, mais ça provient plus de collègues qui ne savent pas gérer une liste de diffusion, ou alors en fin d'année avec les départs de collègues.

    Par contre, je sais aussi que certains collègues sont mal à l'aise avec les outils informatiques, mais aussi que tous sont loin de donner du leur... Les collègues référents numériques ont bien du courage, et je me suis toujours refusé à le faire pour ne pas passer 50% de mon temps à résoudre des PEBKAC. Quand je regarde la liste des missions sur Pronote, je prends peur.

    Je sais aussi que je préfère remplir les bulletins sur Pronote (ou autre outil) plutôt que de les écrire sur papier, parfois en attendant trente minutes qu'un collègue ait fini.

    Et je ne fais qu'effleurer l'iceberg. Rien n'est noir ou blanc. Il y a énormément de choses à discuter, et d'autres le feront mieux que moi. Par contre, au niveau informatique, voilà ce qui nous manque, à mon avis :

    — Un outil simple pour planifier ses progressions, en les calant sur l'emploi du temps (pas toujours facile à faire quand on nous donne ce dernier une semaine avant la rentrée). Ici, nous avons Pronote, qui est une usine à gaz, et qui, malgré certaines améliorations, dispose d'une interface très datée. Un petit exemple : quand on veut rentrer une note en utilisant l'application sur téléphone, on est mis par défaut sur le premier trimestre, quelle que soit la date de l'année.
    - Une vraie formation obligatoire des collègues, suivie d'une moindre tolérance aux PEBKAC après quelque temps. Ça m'arrive aussi, hein, mais pas dix fois après la première erreur...
    - Une réelle intégration des différents outils, avec une seule interface, au moins avec l'administratif d'un côté et le pédagogique de l'autre. Avec les ENT, que nous avons eu dix ans après les universités au passage, ça s'améliore, mais ce n'est pas parfait. Ici, la chef d'établissement refuse d'utiliser l'ENT et préfère Pronote, car la Région met un peu trop son œil dans le premier (d'après la chef).

    Plus le temps passe, plus je me dis que notre façon de fonctionner est d'une productivité faible, sans que cela vienne entièrement de nous, et que les blocages sont nombreux avec la multiplication des tâches.