• [^] # Re: Titre vs contenu de l'article

    Posté par . En réponse au lien Comment Elon Musk et Starlink ont, pour 400 millions de dollars, "trahi" l'armée ukrainienne. Évalué à 1.

    L’observation en direct ne concerne que l’astronomie amateur ; en l’état les starlinks sont de la pollution. C’est « dommage » mais cet argument ne concerne pas les professionnels.

    La discussion, c'était que c'était la fin de l'astronomie. La réalité, c'est que ça gêne réellement quelques observations pour la recherche (champ large, radio-télescopes avec des longueur d'onde bien particulières...), et j'ai du mal à imaginer que ces limitations ne puissent pas être contournées par des moyens algorithmiques (il n'y a aucun moyen de confondre une trainée satellite avec quoi que ce soit d'autre; les observations sont déja de toutes manières imparfaites—avions, satellites existants, phénomènes atmosphériques, rentrées de poussières ou de bolides...), et au pire les orbites des satellites sont très bien documentées, ce qui permettrait de savoir à la seconde près quand le satellite va entrer dans le champ du télescope). Après, il y a surtout des arguments moraux (pourquoi une entreprise peut décider de modifier le ciel nocturne sur toute la planète, etc), mais quand on voit le massacre des milieux naturels (y compris pour consruire des télescopes dans des lieux isolés), des petits points dans le ciel de magnitude inférieure à 6 (donc, invisibles à l'oeil nu en théorie), ça semble assez marginal (en plus d'être un combat perdu d'avance, au passage).

    Et là encore, les satellites en orbite basse ne sont visibles que lorsqu'ils ne sont pas dans le cône d'ombre de la terre. 600km, c'est moins de 10% du rayon de la terre, les satellites ne sont donc éclairés qu'à l'aube et au crépuscule. Ces moments sont souvent inexploitables pour l'observation astronomique de toutes manières, puisque la nuit n'est pas parfaite. Donc, pareil, en effet, peut-être que ces satellites vont réduire la période d'observation d'une heure ou deux, mais pas de quoi arrêter les observations astronomiques, même professionnelles.