Pour le starlink et l’astronomie : ce que tu décris, c’est pas de l’astronomie professionnelle (celle qui va avoir des problèmes). Les contraintes de l’astronomie professionnelles sont très éloignées de ce que tu décris, et c’est pour ça que les starlinks sont un problème énorme.
C'est ce qu'on lit, mais ça reste très exagéré. Le ciel, c'est plus de 41000 degrés carrés; il y a moins d'une chance sur 10 d'avoir un satellite Starlink dans le champ d'un télescope.
À un instant T, peut-être ; mais l’astronomie professionnelle a souvent besoin de pointer un même objet pendant des heures.
Pour l'observation en direct, un satellite ne va pas gêner, on va voir un point qui bouge dans le champ, c'est tout.
L’observation en direct ne concerne que l’astronomie amateur ; en l’état les starlinks sont de la pollution. C’est « dommage » mais cet argument ne concerne pas les professionnels.
Les magnitudes sont assez petites (ce n'est pas un flash iridium, qui pouvait se voir en plein jour).
En fait non, les magnitudes sont énormes. SpaceX s’est engagé (et n’a pas réussi) à réduire la brillance des starlinks à une magnitude au-delà de 7. Une magnitude de 7, c’est la limite supérieure de la beaucoup d’objets étudiés d’un point de vue professionnel (dans le visible, en infrarouge ou en spectroscopie on s’intéresse à des objets plus brillants que ça). Le VLT est capable d’imager jusqu’à la magnitude 30 en une heure, et je rappelle que c’est une échelle logarithmique.
et il faudra traiter les images en pause longue pour l'astrophoto
C’est le moment de rappeler qu’on ne peut pas facilement traiter les données de capteur de l’astronomie pro.
mais je trouve que les nuisances dues aux satellites sont considérablement inférieures à celles liées à la pollution lumineuse des éclairages nocturnes.
L’astronomie professionnelle dépense déjà des fortunes pour s’installer dans des zones sans pollutions lumineuse. On peut encore échapper à la pollution lumineuse. Mais on ne peut pas échapper aux starlink. Enfin, si, en allant dans l’espace comme l’a proposé Musk, ce qui montre bien qu’il ne maitrise absolument pas le sujet (exemple : chacun des 4 miroirs du VLT mesure 8,2 mètres de diamètre et ont déjà plus de 20 ans ; l’observatoire Vera C. Rubin a un miroir principal de 8,42 m pour une très grande ouverture et un très grand champ ; l’ELT, en cours de construction, aura un miroir de 39 mètres de diamètre et devrait couter ~1,2 G€. Le JSWT a un miroir de « seulement » 6,5 mètres de diamètres et a couté ~10 G$).
[^] # Re: Titre vs contenu de l'article
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Comment Elon Musk et Starlink ont, pour 400 millions de dollars, "trahi" l'armée ukrainienne. Évalué à 9. Dernière modification le 23 août 2023 à 22:50.
Pour le starlink et l’astronomie : ce que tu décris, c’est pas de l’astronomie professionnelle (celle qui va avoir des problèmes). Les contraintes de l’astronomie professionnelles sont très éloignées de ce que tu décris, et c’est pour ça que les starlinks sont un problème énorme.
À un instant T, peut-être ; mais l’astronomie professionnelle a souvent besoin de pointer un même objet pendant des heures.
L’observation en direct ne concerne que l’astronomie amateur ; en l’état les starlinks sont de la pollution. C’est « dommage » mais cet argument ne concerne pas les professionnels.
En fait non, les magnitudes sont énormes. SpaceX s’est engagé (et n’a pas réussi) à réduire la brillance des starlinks à une magnitude au-delà de 7. Une magnitude de 7, c’est la limite supérieure de la beaucoup d’objets étudiés d’un point de vue professionnel (dans le visible, en infrarouge ou en spectroscopie on s’intéresse à des objets plus brillants que ça). Le VLT est capable d’imager jusqu’à la magnitude 30 en une heure, et je rappelle que c’est une échelle logarithmique.
C’est le moment de rappeler qu’on ne peut pas facilement traiter les données de capteur de l’astronomie pro.
L’astronomie professionnelle dépense déjà des fortunes pour s’installer dans des zones sans pollutions lumineuse. On peut encore échapper à la pollution lumineuse. Mais on ne peut pas échapper aux starlink. Enfin, si, en allant dans l’espace comme l’a proposé Musk, ce qui montre bien qu’il ne maitrise absolument pas le sujet (exemple : chacun des 4 miroirs du VLT mesure 8,2 mètres de diamètre et ont déjà plus de 20 ans ; l’observatoire Vera C. Rubin a un miroir principal de 8,42 m pour une très grande ouverture et un très grand champ ; l’ELT, en cours de construction, aura un miroir de 39 mètres de diamètre et devrait couter ~1,2 G€. Le JSWT a un miroir de « seulement » 6,5 mètres de diamètres et a couté ~10 G$).
Voici un dossier sur le sujet en français.
Et comme si ça ne suffisait pas : starlink perturbe aussi la radioastronomie avec ses émissions.
Comme d’hab, Musk a fait une Musk sur ce projet, et se comporte comme s’il était seul au monde. Et ça a de vraies conséquences.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com