Dans les médias, on reproche en général trois choses aux climatisations :
- de rejeter de l'air chaud à l'extérieur
- de rejeter des gaz à effet de serre
- de consommer de l'énergie
J'ai du mal à voir en quoi rejeter à l'extérieur de l'air chaud provenant... de l'extérieur serait un problème pour le climat (l'air chaud provenant du moteur de la climatisation me paraît marginal à coté, même s'il ne faut pas l'oublier).
Le problème des gaz réfrigérants est le même que pour les réfrigérateurs : il concerne principalement le recyclage en fin de vie de ces équipements (avec en plus pour les climatisations une maintenance périodique qui est ou devrait être obligatoire). Par ailleurs, de nouveaux gaz ayant moins d'effet de serre (R32 par exemple) équipent les climatisations récentes. Ça reste un gros problème mais surtout dû au fait de l'énorme parc déjà installé avec des gaz plus nocifs et pas ou peu entretenu et, sans doute, d'un contrôle ou de processus défaillants dans certains pays au niveau du recyclage.
Ça consomme de l'énergie mais il faut prendre en considération que dans certains pays, les climatisations sont en fait des pompes à chaleur réversibles qui en hiver font économiser de l'énergie par rapport à un chauffage électrique classique. Ça consomme de l'énergie mais comme plein d'autres choses. Il faut donc évaluer cette consommation à l'aune de son utilité. Et si on laisse de coté les usages de "confort" (avoir 22°C au lieu de 30°C), il semble difficile de nier qu'il y a un enjeu de santé publique, y compris dans un pays tempéré comme la France.
Je trouve un peu hypocrite de s'attaquer à quelque chose qui pose, certes, un problème mais qui est aussi la solution à un autre problème pour pas mal de gens alors qu'on feint d'ignorer, par exemple, le coût écologique des milliards de photos/vidéos de chat ou de selfies (grosse caricature, je l'admets) postés quotidiennement sur les RS avec une utilité questionnable et qui finissent stockées dans des data centers énergivores.
# oui mais
Posté par mahikeulbody . En réponse au lien L’adaptation ne doit être pas être la seule réponse à l’accélération du dérèglement climatique. Évalué à 3.
Dans les médias, on reproche en général trois choses aux climatisations :
- de rejeter de l'air chaud à l'extérieur
- de rejeter des gaz à effet de serre
- de consommer de l'énergie
J'ai du mal à voir en quoi rejeter à l'extérieur de l'air chaud provenant... de l'extérieur serait un problème pour le climat (l'air chaud provenant du moteur de la climatisation me paraît marginal à coté, même s'il ne faut pas l'oublier).
Le problème des gaz réfrigérants est le même que pour les réfrigérateurs : il concerne principalement le recyclage en fin de vie de ces équipements (avec en plus pour les climatisations une maintenance périodique qui est ou devrait être obligatoire). Par ailleurs, de nouveaux gaz ayant moins d'effet de serre (R32 par exemple) équipent les climatisations récentes. Ça reste un gros problème mais surtout dû au fait de l'énorme parc déjà installé avec des gaz plus nocifs et pas ou peu entretenu et, sans doute, d'un contrôle ou de processus défaillants dans certains pays au niveau du recyclage.
Ça consomme de l'énergie mais il faut prendre en considération que dans certains pays, les climatisations sont en fait des pompes à chaleur réversibles qui en hiver font économiser de l'énergie par rapport à un chauffage électrique classique. Ça consomme de l'énergie mais comme plein d'autres choses. Il faut donc évaluer cette consommation à l'aune de son utilité. Et si on laisse de coté les usages de "confort" (avoir 22°C au lieu de 30°C), il semble difficile de nier qu'il y a un enjeu de santé publique, y compris dans un pays tempéré comme la France.
Je trouve un peu hypocrite de s'attaquer à quelque chose qui pose, certes, un problème mais qui est aussi la solution à un autre problème pour pas mal de gens alors qu'on feint d'ignorer, par exemple, le coût écologique des milliards de photos/vidéos de chat ou de selfies (grosse caricature, je l'admets) postés quotidiennement sur les RS avec une utilité questionnable et qui finissent stockées dans des data centers énergivores.