Il me semble pouvoir reformuler : l’état ne finance que ce qui correspond à l’enseignement du programme officiel, c’est-à-dire le salaire d’enseignants tout ce qu’il y a de plus laïques.
remarquons d’ailleurs que la plupart des clients de ce genre d’établissement n’y inscrivent pas leurs enfants pour des raisons religieuses. Même s’ils sont conscients que les enseignants seront potentiellement moins performants (concours de bien moins bon niveau d’après les inspecteurs que j’ai pu fréquenter en jury crpe), ils fuient plutôt une certaine gabegie institutionnalisée... ou du moins ressentie comme telle (là c’est un écho des termes de collègues allant de l’agnostique au laïcard, et tous très attachés au service public pourtant).
Un exemple frappant d’un point de vue tout personnel : le ministère souhaite visiblement être le moins discriminant possible. Problème, l’organisation scolaire est basée sur la formation de classe. Or une classe qu’est-ce sinon le reflet d’une sélection sur un critère arbitraire (cf dictionnaire et classes des histogrammes). Il est bien entendu possible de tirer au hasard, ou comme ça s’est beaucoup pratiqué de discriminer uniquement sur l’âge ; comme ça on a l’impression de ne pas trop discriminer, tout en étant bien conscient de classer tout de même. Remarquons au passage que ces méthodes sont parfaitement contre productives dans la mesure où l’enseignant aura un mal fou à s’adapter à un public très hétérogène ; enseigner les principes opératoires de base aux uns et la résolution d’équations différentielles aux autres tient du quotidien à l’université, et ça ne marche pas. Les brillants bacheliers modernes, malgré l’institution scolaire ne sont pas débiles, et se rendent bien compte qu’ils n’ont pas été équipés d3s outils pour réussir.
Apparemment, la géniale solution à cette problématique dans le public (vécue cette année) est la suivante : pratiquer au maximum le mélange des classes. Conséquences variées : emploi du temps tarabiscotés qui changent du jour au lendemain, enseignants qui ne reconnaissent même pas leurs étudiants dans les réunions parents profs... Bref, mon expérience professionnelle et familiale du public m’affirment que la terminologie gabegie institutionnalisée n’est pas usurpée.
[^] # Re: Des statistiques ethniques
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal [société] France, la République aveugle ?. Évalué à 5.
Il me semble pouvoir reformuler : l’état ne finance que ce qui correspond à l’enseignement du programme officiel, c’est-à-dire le salaire d’enseignants tout ce qu’il y a de plus laïques.
remarquons d’ailleurs que la plupart des clients de ce genre d’établissement n’y inscrivent pas leurs enfants pour des raisons religieuses. Même s’ils sont conscients que les enseignants seront potentiellement moins performants (concours de bien moins bon niveau d’après les inspecteurs que j’ai pu fréquenter en jury crpe), ils fuient plutôt une certaine gabegie institutionnalisée... ou du moins ressentie comme telle (là c’est un écho des termes de collègues allant de l’agnostique au laïcard, et tous très attachés au service public pourtant).
Un exemple frappant d’un point de vue tout personnel : le ministère souhaite visiblement être le moins discriminant possible. Problème, l’organisation scolaire est basée sur la formation de classe. Or une classe qu’est-ce sinon le reflet d’une sélection sur un critère arbitraire (cf dictionnaire et classes des histogrammes). Il est bien entendu possible de tirer au hasard, ou comme ça s’est beaucoup pratiqué de discriminer uniquement sur l’âge ; comme ça on a l’impression de ne pas trop discriminer, tout en étant bien conscient de classer tout de même. Remarquons au passage que ces méthodes sont parfaitement contre productives dans la mesure où l’enseignant aura un mal fou à s’adapter à un public très hétérogène ; enseigner les principes opératoires de base aux uns et la résolution d’équations différentielles aux autres tient du quotidien à l’université, et ça ne marche pas. Les brillants bacheliers modernes, malgré l’institution scolaire ne sont pas débiles, et se rendent bien compte qu’ils n’ont pas été équipés d3s outils pour réussir.
Apparemment, la géniale solution à cette problématique dans le public (vécue cette année) est la suivante : pratiquer au maximum le mélange des classes. Conséquences variées : emploi du temps tarabiscotés qui changent du jour au lendemain, enseignants qui ne reconnaissent même pas leurs étudiants dans les réunions parents profs... Bref, mon expérience professionnelle et familiale du public m’affirment que la terminologie gabegie institutionnalisée n’est pas usurpée.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace