« À la différence des recensements américain, canadien, brésilien, irlandais et britannique, et conformément au cadre juridique en vigueur en France, le recensement français ne comporte aucune auto-déclaration d’appartenance à un groupe « ethno-racial ». Celle-ci s’apparente à une déclaration identitaire, subjective, reflétant la façon dont la personne se perçoit mais aussi dont elle a intériorisé la façon dont les autres la perçoivent. L’expérience canadienne illustre la difficulté de ce type de questionnement (cf. cet article publié en 2014 dans la revue de l’Ires). »
La graisse est de moi. Ce ne sont pas les méchants racistes qui s'intéressent à la couleur de peau (et à pas mal d'autres marqueurs identitaires). C'est en gros tous les êtres humains. Chacun se forgeant une identité : maigrichon, roux, costaud, musicien, allergique aux libristes...
Donc non, le daltonisme n'est pas la solution. D'une part, parce que médicalement ça serait problématique (la couleur de peau étant corrélée, voire parfois liée, à un ensemble de phénotypes). D'autre part, parce que, comme vous le soulignez la discrimination qui y est liée n'est qu'un symptôme. Probablement celui de deux choses découlant l'une de la suivante : la xénophobie, et le manque de capacité intégratrice de la société. L'élément déterminant selon moi, étant le dernier. Une société qui n'arrive même pas à intégrer ses propres rejetons, au point qu'il faille les persuader de leur nullité par un réglage minutieux du système scolaire, a nécessairement du mal avec les étrangers.
Dès que la machine économique redonnera des perspectives à ceux d'en bas, la xénophobie diminuera. Et inversement, tant que les perspectives sont bouchées...
[^] # Re: incomparable
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal [société] France, la République aveugle ?. Évalué à 4.
La graisse est de moi. Ce ne sont pas les méchants racistes qui s'intéressent à la couleur de peau (et à pas mal d'autres marqueurs identitaires). C'est en gros tous les êtres humains. Chacun se forgeant une identité : maigrichon, roux, costaud, musicien, allergique aux libristes...
Donc non, le daltonisme n'est pas la solution. D'une part, parce que médicalement ça serait problématique (la couleur de peau étant corrélée, voire parfois liée, à un ensemble de phénotypes). D'autre part, parce que, comme vous le soulignez la discrimination qui y est liée n'est qu'un symptôme. Probablement celui de deux choses découlant l'une de la suivante : la xénophobie, et le manque de capacité intégratrice de la société. L'élément déterminant selon moi, étant le dernier. Une société qui n'arrive même pas à intégrer ses propres rejetons, au point qu'il faille les persuader de leur nullité par un réglage minutieux du système scolaire, a nécessairement du mal avec les étrangers.
Dès que la machine économique redonnera des perspectives à ceux d'en bas, la xénophobie diminuera. Et inversement, tant que les perspectives sont bouchées...
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace