• [^] # Re: très intéressants

    Posté par . En réponse à la dépêche Les 100 petits papiers d'Hervé le Crosnier. Évalué à 4.

    Après rapide enquête, peut-être bien que j'ai confondu les deux termes ;) [1]

    Mais puisque j'ai affaire à un «spécialiste», voici l'idée que je me fais d'un libertarien, et tu pourras me dire si je suis dans le vrai ou pas. Pour moi, un libertarien est quelqu'un qui prone le maximum de liberté pour tous (dans le respect du principe «la liberté des uns s'arrête là où commence celles des autres»). Jusque-là ça paraît sympa, mais cette liberté est une liberté «sur papier», et non pas une liberté «effective».

    Là, je sens qu'il va falloir que je donne des exemples. Tout le monde a le droit d'acheter un yacht (droit sur papier), mais seul les plus riches d'entre nous (il ne doit pas y en avoir sur ce forum) ont effectivement les moyens de s'en offrir un (droit effectif).
    Sur cet exemple là, ça ne paraît pas méchant, mais, par exemple, le communautarisme s'accomode bien de cette définition de la liberté : imaginons un monde très communautaire, où je suis né dans une famille chrétienne. Même si la loi ne m'oblige à être chrétien, je ne peux pas vivre décemment hors de toute communauté, or les autres communautés ne voudront pas de moi. Il ne me reste donc plus qu'à faire comme si... et je ne parle même pas d'appliquer cette même définition du droit et de la liberté au monde de l'entreprise.

    Voilà en gros l'idée que je me fais d'un libertarien : je serais d'accord sur la base si on changeait la définition de la liberté. Or, en faisant cela, tous les principes pratiques qui en découlent sont totalement différents, voire bien souvent opposés.

    Reste la question qui tue : même si je me doute que c'est simpliste, est-ce que ma définition du libertarien est plutôt dans le vrai, ou pas du tout ?


    [1]http://www.quebecoislibre.org/philo1.htm(...) où j'ai lu :
    «Certains le confondent avec libertaire, un mot qui réfère surtout à des groupes anarchistes qui s'opposaient, au XIXe siècle, au pouvoir de l'État, mais qui ne favorisaient pas particulièrement le libre marché.»