Méthode de filou : parler de croyance quand l'autre exprime une opinion (tu vas me dire que j'ai moi-même utilisé le verbe croire mais tu n'ignores pas qu'il a aussi le sens commun de "je pense", alors que le mot "croyance" est beaucoup plus connoté, négativement en ce qui me concerne).
Plus sérieusement, il y a bien sûr des causes sociologiques qui les conduit à rejeter en bloc l'autorité (policière, étatique, voire parentale). Et ces causes expliquent en partie ce qu'ils sont, ce qu'ils ressentent et donc ce qu'ils font. Mais je doute qu'il y ait un lien direct entre ces causes et ce qui les fait agir (sinon ils seraient beaucoup plus nombreux).
Parler de défoulement, c'est aussi connoté que croyance, le terme est donc critiquable. Mais c'est celui qui me paraissait le plus proche de ce que j'imagine être la réflexion qui précède l'acte : "on va casser du flic, on va brûler des voitures".
Après, tu peux appeler ça "actes de révolte résultants d'une série de causes". C'est certainement plus juste sociologiquement mais pas forcément le reflet direct de qui se passe dans la tête d'un jeune émeutier. Je crois qu'on est d'accord sur le fond mais pas sur la manière de l'exprimer.
PS. Je pense aussi qu'il y a une petite minorité qui agit pour le compte des dealers pour faire passer le message "ne venez pas sur nos territoires, vous risquez la bavure et les terribles conséquences qui s'ensuivent". Certes, l'existence du deal a aussi une cause, so what ?
[^] # Re: Les bibliothèques brûlent
Posté par mahikeulbody . En réponse au lien Tirs mortels après refus d’obtempérer : 1 mort en dix ans en Allemagne, 1 mort chaque mois en France. Évalué à 3.
Méthode de filou : parler de croyance quand l'autre exprime une opinion (tu vas me dire que j'ai moi-même utilisé le verbe croire mais tu n'ignores pas qu'il a aussi le sens commun de "je pense", alors que le mot "croyance" est beaucoup plus connoté, négativement en ce qui me concerne).
Plus sérieusement, il y a bien sûr des causes sociologiques qui les conduit à rejeter en bloc l'autorité (policière, étatique, voire parentale). Et ces causes expliquent en partie ce qu'ils sont, ce qu'ils ressentent et donc ce qu'ils font. Mais je doute qu'il y ait un lien direct entre ces causes et ce qui les fait agir (sinon ils seraient beaucoup plus nombreux).
Parler de défoulement, c'est aussi connoté que croyance, le terme est donc critiquable. Mais c'est celui qui me paraissait le plus proche de ce que j'imagine être la réflexion qui précède l'acte : "on va casser du flic, on va brûler des voitures".
Après, tu peux appeler ça "actes de révolte résultants d'une série de causes". C'est certainement plus juste sociologiquement mais pas forcément le reflet direct de qui se passe dans la tête d'un jeune émeutier. Je crois qu'on est d'accord sur le fond mais pas sur la manière de l'exprimer.
PS. Je pense aussi qu'il y a une petite minorité qui agit pour le compte des dealers pour faire passer le message "ne venez pas sur nos territoires, vous risquez la bavure et les terribles conséquences qui s'ensuivent". Certes, l'existence du deal a aussi une cause, so what ?