En tout cas, les socialistes de son temps étaient plus ouverts d'esprit, lorsqu'ils l'acclamèrent à la tribune de l'Assemblé Nationale, tandis qu'il défendait un amendement pour légaliser la création de syndicats et le droit de grève. Outre le fait que ce fût un grand économiste (mon premier lien est un traité d'économie bien plus rigoureux, en la matière, que le Capital de Karl Marx), il fût député et membre de la commission des finances durant l'éphémère seconde République. Malheureusement, l'amendement qu'il défendit ne fût pas voté, et il fallut attendre la troisième République.
Qui est qui m'importe peu. Il s'agit d'idée ça n'entre pas en ligne de compte des arguments.
J'ai du mal avec cette tendance contemporaine consistant à importer du vocabulaire américain, là où nous possédons déjà le vocabulaire adéquate. Ce n'était pas un libertarien mais un libéral tout ce qu'il y a de plus classique, aussi bien en politique qu'en économie.
Je vois dans son texte différents exemple où il remet en cause l'État. Il ne me semble pas dire que l'État ne devrais s'occuper que de certains sujets régaliens comme l'affirme le courant de pensé qu'on appel aujourd'hui les libéraux. Il explique que toutes contraintes mène au « mal absolu ». Quand il affirme « Que si les institutions humaines viennent contrarier en cela les lois divines, le Mal n’en suit pas moins l’erreur, seulement il se déplace. » moi ça me pose plusieurs problèmes : argumentatif d'une part, mais aussi de démocratie.
Ensuite où vois-tu toute cette série de sophismes dont tu l'accuses.
Sa distinction harmonique/antagonique est un faux dilemme, elle s'appuie sur une vision de liberté. Comme si la liberté ne prenait réellement qu'une seule forme (je dois vraiment énumérer des pays et des situations historiques pour présenter différentes libertés ?).
Toute sa première partie cherchant à disqualifier l'opposition qu'il s'est choisi et un sophisme de la solution parfaite. Comme si une solution parfaite avait du sens.
Tu ne vois pas les appels à la nature ou à dieu par exemple dans « Ainsi il en est bien peu, à ma connaissance, qui n’aient attribué de la valeur aux agents naturels, aux dons que Dieu avait prodigués gratuitement à sa créature. ». Si c'est dieu qui a fait les choses et qu'il est évidement bénévolent pourquoi tenter de le changer ?
Tout le paragraphe commençant par « Mais voici ce qui arrive. » et finissant par « puisqu’elle n’est pas menacée ». Consiste uniquement à déclarer que tous les arguments contre sa thèse sont des erreurs par principe.
Je me suis arrêté sur cela, on pourrait probablement en trouver d'autres.
Si il y en a un qui avait le melon (et à tort), c'est plutôt Marx, et ses thèses n'avaient absolument rien de scientifique ni dans sa démarche, ni dans ses hypothèses. Je t'invite à lire le Capital pour t'en convaincre.
Je le critique lui. Je n'ai pas de gourou. Ce n'est pas parce que je trouve son introduction problématique que je considère celui qui pense autrement comme un maître à penser. Je pourrais aussi lire des écrits des lumières pour voir d'autres croyants pousser leur religion dans la politique ça ne changerait pas ce que je pense de cette introduction.
Ça concerne les 2 mais il est par exemple important de prendre beaucoup de recul par rapport aux penseurs du XIXème dont une partie de leurs connaissances notamment sur l'histoire se sont révélées complètement fausses. On est dans une époque où on joue beaucoup avec l'histoire et où il manque souvent une méthodologie pour construire des connaissances plus solides. En ça puisque tu en parle, je trouve qu'observer les moyens de production est une démarche intéressante dans le matérialisme, mais je rejette en bloque la description historique de Marx&Engels avec le proto-communisme (et je doute que quiconque l'accepte encore aujourd'hui).
Enfin, il n'a jamais considéré la société comme une fonction mathématique à laquelle il faut trouver une solution, mais bien comme un problème qui relève du droit et de la justice (cf. encore une fois, son discours à l'Assemblée). D'ailleurs à l'origine, en France, les facultés d'Économie étaient subordonnées aux facultés de Droit.
Il considère tout cela comme parfaitement objectif. Il considère qu'il y a une unique solution, qu'elle est atteignable, qu'elle est universelle,... Alors que tout cela est culturel.
Je n'ai lu que la page que tu a lié et je ne lirais pas la suite (je vais regarder la table des matières). Son introduction, si elle est de qualité reflète le reste, il y a un certains nombre de prémices, d'hypothèses et de méthodes argumentatives avec les quelles je ne suis pas d'accord et ce n'est pas en le voyant filer sa fois en son dieu qu'il pourrait me faire changer d'avis.
[^] # Re: Tirs mortels
Posté par barmic 🦦 . En réponse au lien Tirs mortels en France: un problème systémique (vidéo, 3min). Évalué à 2.
Qui est qui m'importe peu. Il s'agit d'idée ça n'entre pas en ligne de compte des arguments.
Je vois dans son texte différents exemple où il remet en cause l'État. Il ne me semble pas dire que l'État ne devrais s'occuper que de certains sujets régaliens comme l'affirme le courant de pensé qu'on appel aujourd'hui les libéraux. Il explique que toutes contraintes mène au « mal absolu ». Quand il affirme « Que si les institutions humaines viennent contrarier en cela les lois divines, le Mal n’en suit pas moins l’erreur, seulement il se déplace. » moi ça me pose plusieurs problèmes : argumentatif d'une part, mais aussi de démocratie.
Sa distinction harmonique/antagonique est un faux dilemme, elle s'appuie sur une vision de liberté. Comme si la liberté ne prenait réellement qu'une seule forme (je dois vraiment énumérer des pays et des situations historiques pour présenter différentes libertés ?).
Toute sa première partie cherchant à disqualifier l'opposition qu'il s'est choisi et un sophisme de la solution parfaite. Comme si une solution parfaite avait du sens.
Tu ne vois pas les appels à la nature ou à dieu par exemple dans « Ainsi il en est bien peu, à ma connaissance, qui n’aient attribué de la valeur aux agents naturels, aux dons que Dieu avait prodigués gratuitement à sa créature. ». Si c'est dieu qui a fait les choses et qu'il est évidement bénévolent pourquoi tenter de le changer ?
Tout le paragraphe commençant par « Mais voici ce qui arrive. » et finissant par « puisqu’elle n’est pas menacée ». Consiste uniquement à déclarer que tous les arguments contre sa thèse sont des erreurs par principe.
Je me suis arrêté sur cela, on pourrait probablement en trouver d'autres.
Je le critique lui. Je n'ai pas de gourou. Ce n'est pas parce que je trouve son introduction problématique que je considère celui qui pense autrement comme un maître à penser. Je pourrais aussi lire des écrits des lumières pour voir d'autres croyants pousser leur religion dans la politique ça ne changerait pas ce que je pense de cette introduction.
Ça concerne les 2 mais il est par exemple important de prendre beaucoup de recul par rapport aux penseurs du XIXème dont une partie de leurs connaissances notamment sur l'histoire se sont révélées complètement fausses. On est dans une époque où on joue beaucoup avec l'histoire et où il manque souvent une méthodologie pour construire des connaissances plus solides. En ça puisque tu en parle, je trouve qu'observer les moyens de production est une démarche intéressante dans le matérialisme, mais je rejette en bloque la description historique de Marx&Engels avec le proto-communisme (et je doute que quiconque l'accepte encore aujourd'hui).
Il considère tout cela comme parfaitement objectif. Il considère qu'il y a une unique solution, qu'elle est atteignable, qu'elle est universelle,... Alors que tout cela est culturel.
Je n'ai lu que la page que tu a lié et je ne lirais pas la suite (je vais regarder la table des matières). Son introduction, si elle est de qualité reflète le reste, il y a un certains nombre de prémices, d'hypothèses et de méthodes argumentatives avec les quelles je ne suis pas d'accord et ce n'est pas en le voyant filer sa fois en son dieu qu'il pourrait me faire changer d'avis.
https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll