Je ne comprends pas de quoi tu parles. Tu parles de la justice qui serait laxiste ou autre chose ?
J'ai l'impression qu'il fait référence à tout un tas de contraintes (juridiques, sociales, etc) qui mènent à une double peine pour les victimes, parce que protéger la victime serait "compliqué". Un des meilleurs exemples est celui du harcèlement scolaire; encore aujourd'hui, les directeurs d'établissement ne veulent pas éloigner les coupables (et même s'ils le voudraient, ils en sont très fortement découragés par leur hiérarchie), ce qui impose que la victime doit tous les jours croiser son ou ses agresseurs. La conséquence, c'est souvent que la victime doit elle-même se débrouiller pour changer d'établissement, ce qui est quand même assez incroyable.
Dans le boulot, le truc classique c'est de changer les coupables de service. Par exemple, un chef de service convaincu de harcèlement va être mis à la tête d'un nouveau service, sans que les nouveaux collègues soient au courant. Pour préserver l'avenir professionnel d'une personne qui est pourtant responsable de ce qui lui arrive, on met en danger de nombreux innocents. Il y a un côté absurde à cette situation, parce que la présomption d'innocence ou le droit à la réinsertion ne sont pas des droits absolus. Pourtant, notre organisation sociale n'a pas de solution pour protéger les innocents tout en préservant le droit des coupables, et c'est bien dommage.
[^] # Re: travail
Posté par arnaudus . En réponse au lien Y a t-il un traitement d'exception pour les artistes accusés de violences sexistes et sexuelles ?. Évalué à 6.
J'ai l'impression qu'il fait référence à tout un tas de contraintes (juridiques, sociales, etc) qui mènent à une double peine pour les victimes, parce que protéger la victime serait "compliqué". Un des meilleurs exemples est celui du harcèlement scolaire; encore aujourd'hui, les directeurs d'établissement ne veulent pas éloigner les coupables (et même s'ils le voudraient, ils en sont très fortement découragés par leur hiérarchie), ce qui impose que la victime doit tous les jours croiser son ou ses agresseurs. La conséquence, c'est souvent que la victime doit elle-même se débrouiller pour changer d'établissement, ce qui est quand même assez incroyable.
Dans le boulot, le truc classique c'est de changer les coupables de service. Par exemple, un chef de service convaincu de harcèlement va être mis à la tête d'un nouveau service, sans que les nouveaux collègues soient au courant. Pour préserver l'avenir professionnel d'une personne qui est pourtant responsable de ce qui lui arrive, on met en danger de nombreux innocents. Il y a un côté absurde à cette situation, parce que la présomption d'innocence ou le droit à la réinsertion ne sont pas des droits absolus. Pourtant, notre organisation sociale n'a pas de solution pour protéger les innocents tout en préservant le droit des coupables, et c'est bien dommage.