• [^] # Re: travail

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Y a t-il un traitement d'exception pour les artistes accusés de violences sexistes et sexuelles ?. Évalué à 5.

    Doit-on interdire aux gens de travailler quand ils sont accusés et/ou jugés coupables de quelque chose mais pas emprisonnés?

    Tout dépend du boulot, il est normal d'exiger un casier judiciaire vierge ou en tout cas exempt de certaines condamnations pour certaines professions. Mais cela ne concerne pas le milieu artistique à priori on est d'accord.

    Doit-on parler d'impunité quand les personnes n'ont pas été jugées coupables?

    Si la raison de l'impunité est liée à la société qui ne met pas tout en œuvre pour accompagner les victimes, je pourrais dire que oui. Car des condamnations n'arrivent pas car la procédure judiciaire est en soit une épreuve qui peut largement être améliorée.

    La question serait de savoir si c'est au système judiciaire ou la société de faire justice. Et si le système judiciaire fait défaut, et/ou que l'on décide que la société doit aussi faire justice, jusqu'à quel point?

    La justice doit condamner, mais la société ne doit pas juste être derrière la justice, elle peut aussi utiliser son propre jugement. Sans tomber dans l'illégalité, mais on ne peut pas rester indifférent.

    Quand tu as un cinéaste comme Polanski qui fuit la justice américaine de manière bien visible, on peut se demander si c'est pertinent de faire comme si de rien n'était, et de glorifier son œuvre et ses sorties médiatiques pendant ce temps. Au niveau sociétal ça pose question même si officiellement il peut se déplacer librement dans quelques pays du monde dont la France. C'est d'ailleurs amusant que techniquement la France rechigne à remettre Polanski à la justice américaine mais refuse dans le même temps d'accorder la même grâce à Snowden, certes non ressortissant Français mais la question me semble pertinente.

    En tout cas dans pas mal d'affaires du genre, la honte et le manque de soutien est du côté des victimes plutôt que du côté des accusés, ce qui pose problème. Cela ne m'étonne pas que ces dernières années il y a une tentative de rétablir un peu l'équilibre dans cette situation, ce qui encouragerait les victimes à se battre pour leurs droits, et à calmer les ardeurs de certains prédateurs sexuels aussi.