Je ne dis pas qu'il n'y a pas de problème avec la condamnation des violences sexuelles, mais de toutes manières ont sait très bien que sans témoin et preuve matérielle, il ne peut pas y avoir de condamnation. Et typiquement, les violences sexuelles sont particulièrement marquées par les cas où il n'y a pas de témoin ni preuves matérielles; on ne peut pas tout mettre sur "le système", et imaginer que la justice est particulièrement laxiste avec les délinquants sexuels. C'est assez insultant je trouve pour ceux qui essayent justement de faire des enquêtes dans de telles conditions difficiles.
Il est évident que les condamnations seront difficiles à atteindre sans preuves et que ça peut être un frein dans ce genre de contexte. Mais on peut faire mieux quand même, car les obstacles existent avant d'aboutir à cette problématique :
Rejet du dépôt de plainte par la police, ou très mauvais accompagnement là bas qui n'incite pas à entreprendre les démarches ;
La société est globalement très culpabilisante pour les victimes, ce qui incite à ne rien dire ;
Il y a aussi un tabou familial sur ce genre de questions, des pressions pour ne pas révéler ce genre de choses ou fermer les yeux ;
Améliorer la prise en charge psychologique des victimes ;
La procédure judiciaire est aussi très difficile et longue pour les victimes, certaines victimes préfèrent d'ailleurs aller au procès pour agression sexuelle pour simplifier la vie même si ce qu'elles ont vécu est un viol.
Ce sont des leviers qu'on peut améliorer sans remettre en cause l'état de droit. Cela passe évidemment par l'éducation, mais aussi par une réforme de la justice et de la police pour améliorer ça. On aura jamais 100% des coupables condamnés, mais on peut faire en sorte d'améliorer le taux de manière significative.
[^] # Re: Non
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Y a t-il un traitement d'exception pour les artistes accusés de violences sexistes et sexuelles ?. Évalué à 10.
Il est évident que les condamnations seront difficiles à atteindre sans preuves et que ça peut être un frein dans ce genre de contexte. Mais on peut faire mieux quand même, car les obstacles existent avant d'aboutir à cette problématique :
Ce sont des leviers qu'on peut améliorer sans remettre en cause l'état de droit. Cela passe évidemment par l'éducation, mais aussi par une réforme de la justice et de la police pour améliorer ça. On aura jamais 100% des coupables condamnés, mais on peut faire en sorte d'améliorer le taux de manière significative.