Uniquement les émissions primaires liées aux augmentations de capital.
C'est quand même difficile de nier que l'existence du marché secondaire facilite la levée des capitaux... Si le marché n'était pas liquide, les investisseurs réfléchiraient beaucoup plus avant de mettre leur argent dans l'économie réelle.
Par contre, rien ne justifie que les échanges d'actions sur le marché secondaire ne soient pas taxés à la même hauteur que d'autres biens. Une entreprise qui achète ou vend des biens immobiliers paye dans les 5% de droits de mutation; ça pourrait être la même chose pour des actions. Ça limiterait fortement le micro-trading, qui n'apporte rien à l'économie, par exemple.
Mais bon, sur le fond, ça ne résoud rien. La spéculation et les dividendes sont les deux moyens principaux qu'ont les actionnaires pour rentabiliser leur investissement. Si on empêche la spéculation, les actionnaires feront quand même tout pour obtenir des dividendes. D'ailleurs, les dividendes sont beaucoup plus "logiques" que les gains spéculatifs—il s'agit du loyer de l'argent mobilisé par les investissements, et je ne comprends pas toujours pourquoi il faudrait combattre les dividendes avant la spéculation. Peut-être parce que la spéculation n'est pas perçue comme un jeu à somme nulle (il n'y a pas de perdant évident), alors qu'on a l'impression que les salariés et les actionnaires sont en compétition directe?
[^] # Re: faux débat
Posté par arnaudus . En réponse au lien Combien vos actionnaires se font-ils sur votre dos ?. Évalué à 3.
C'est quand même difficile de nier que l'existence du marché secondaire facilite la levée des capitaux... Si le marché n'était pas liquide, les investisseurs réfléchiraient beaucoup plus avant de mettre leur argent dans l'économie réelle.
Par contre, rien ne justifie que les échanges d'actions sur le marché secondaire ne soient pas taxés à la même hauteur que d'autres biens. Une entreprise qui achète ou vend des biens immobiliers paye dans les 5% de droits de mutation; ça pourrait être la même chose pour des actions. Ça limiterait fortement le micro-trading, qui n'apporte rien à l'économie, par exemple.
Mais bon, sur le fond, ça ne résoud rien. La spéculation et les dividendes sont les deux moyens principaux qu'ont les actionnaires pour rentabiliser leur investissement. Si on empêche la spéculation, les actionnaires feront quand même tout pour obtenir des dividendes. D'ailleurs, les dividendes sont beaucoup plus "logiques" que les gains spéculatifs—il s'agit du loyer de l'argent mobilisé par les investissements, et je ne comprends pas toujours pourquoi il faudrait combattre les dividendes avant la spéculation. Peut-être parce que la spéculation n'est pas perçue comme un jeu à somme nulle (il n'y a pas de perdant évident), alors qu'on a l'impression que les salariés et les actionnaires sont en compétition directe?