La complexité est surtout pour les utilisateurs, pour plusieurs raisons. Pour les développeurs, le BIOS, non merci...
Quelques raisons:
UEFI fournit beaucoup plus de services en "standard": réseau, affichage graphique, ... alors que pour le BIOS c'étaient des extensions: VESA, PXE, ... dont on avait pas forcément besoin de se préoccuper si pas utiles (tout le monde ne fait pas de boot sur le réseau)
UEFI peut être configuré depuis l'OS (par exemple sur les machines Apple, on peut configurer un dual boot entièrement depuis le système d'exploitation en mode graphique). On peut aussi le manipuler un peu plus directement via des fichiers dans la partition EFI, ou via le "shell EFI" qui permet d'explorer toutes les fonctionnalités offertes.
Quand aux autres sujets:
Secure boot: comme son nom l'indique, l'objectif est de sécuriser le démarrage en s'assurant qu'on ne charge qu'un système d'exploitation qui a été validé par "quelqu'un de confiance". C'est une bonne protection contre les "rootkits" qui se glissent habituellement à ce niveau. Le problème est que le "quelqu'un de confiance", sur certaines machines, c'est uniquement Microsoft (pas partout, sur mon PC portable je peux ajouter mes propres clés de signature). Et l'autre problème c'est que tout le monde n'a pas envie de faire de la cryptographie pour installer un OS.
GPT: prépare l'arrivée des disques plus grands que 4To et supprime la limite à 4 partitions "primaires" par disque. Supprime quelques autres limitations, par exemple le type de partition qui été codé sur un seul octet (presque toutes les valeurs étaient occupées par des systèmes d'exploitation obsolètes des années 80) et le remplace par un identifiant sur 8 octets.
La disparition du "legacy mode": tout simplement car il n'est plus nécessaire maintenant que tous les systèmes d'exploitation savent démarrer en mode UEFI. C'est moins de complications d'avoir une seule façon de démarrer la machine. C'est plus simple pour l'OS car le firmware UEFI s'occupe de l'initialisation du CPU en mode 64 bit. Avec un démarrage de type BIOS, on démarre le CPU en mode 16 bit (comme un processeur Intel 8086, puis il faut passer en 32bits (ce qui demande quelques "acrobaties" avec la gestion du mapping mémoire) et ensuite passer en mode 64bit. Plein de choses pénibles qu'aucun développeur d'OS n'a envie de faire.
[^] # Re: UEFI
Posté par pulkomandy (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Premiers pas avec la carte Visionfive 2. Évalué à 6.
La complexité est surtout pour les utilisateurs, pour plusieurs raisons. Pour les développeurs, le BIOS, non merci...
Quelques raisons:
Quand aux autres sujets: