Et encore, ça c’est l’explication simple. En réalité, plus aucun processeur x86 n’implémente ses instructions directement en dur dans le silicium mais via un microcode (plus proche du RISC) non utilisable directement par l’utilisateur et qui peut être patché. D’ailleurs, c’était l’un des problèmes des Intel Atom : certaines instructions x86 étaient codées en dur ou correspondant à des instructions microcodées efficaces sur les CPU standards, mais étaient microcodées avec de longues séries d’instructions inefficaces (mais peu consommatrices) sur les Atom, qui devenaient très mauvais dans certaines tâches bien précises. Inversement, nos CPU de bureau/serveur modernes ont des tonnes d’instructions vectorielles complexes très optimisées (et potentiellement très consommatrices, comme AVX512. On ajoute à ça les phénomènes de cache et surtout les pipelines internes aux CPU, les moteurs d’exécution dans le désordre et on peut avoir une efficacité globale supérieure à une instruction par cycle d’horloge.
Quoi qu’il en soit, parler de RISC ou de CISC aujourd’hui n’a plus vraiment de sens, sauf peut-être pour désigner la taille d’un jeu d’instruction précis. Surtout, ça n’a plus aucun lien avec la complexité réelle d’un CPU physique, ni avec son éventuelle efficacité énergétique.
[^] # Re: Performance
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Une nouvelle carte à processeur RISC-V : la Star64. Évalué à 9.
Et encore, ça c’est l’explication simple. En réalité, plus aucun processeur x86 n’implémente ses instructions directement en dur dans le silicium mais via un microcode (plus proche du RISC) non utilisable directement par l’utilisateur et qui peut être patché. D’ailleurs, c’était l’un des problèmes des Intel Atom : certaines instructions x86 étaient codées en dur ou correspondant à des instructions microcodées efficaces sur les CPU standards, mais étaient microcodées avec de longues séries d’instructions inefficaces (mais peu consommatrices) sur les Atom, qui devenaient très mauvais dans certaines tâches bien précises. Inversement, nos CPU de bureau/serveur modernes ont des tonnes d’instructions vectorielles complexes très optimisées (et potentiellement très consommatrices, comme AVX512. On ajoute à ça les phénomènes de cache et surtout les pipelines internes aux CPU, les moteurs d’exécution dans le désordre et on peut avoir une efficacité globale supérieure à une instruction par cycle d’horloge.
Quoi qu’il en soit, parler de RISC ou de CISC aujourd’hui n’a plus vraiment de sens, sauf peut-être pour désigner la taille d’un jeu d’instruction précis. Surtout, ça n’a plus aucun lien avec la complexité réelle d’un CPU physique, ni avec son éventuelle efficacité énergétique.
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