intro : j'ai survolé cet article pour savoir ce que tu avais lu
sujet, rapidement :
moins un truc du turfu que les EPR
qui me semble plus simple
(2 ou 1, on va faire rapide.) Oui et .. non. Non car un EPR est nettement plus simple dans son principe qu'un réacteur à sels fondus, car ce premier est une "bouilloire qui passe à l'échelle" tandis que le second nécessite une partie chimie plus importante dans l'installation. Cette difficulté n'est pas à négliger, cela serait une erreur que de ne focaliser que sur le cœur du réacteur, l'autour est important, parfois plus.
Il faut faire très attention de bien catégoriser les éléments, sinon on risque de parler de problème industriel dans un échange général sur une technologie.
La simplicité n'est pas amenée par la technologie choisie mais par le dimensionnement choisi, c'est donc un problème industriel qui trouve une solution industrielle : une intégration quasi complète dans un ensemble relativement petit. C'est la puissance cible, donc la taille nécessaire, qui amène la simplicité. Pas le choix technologique du combustible.
L'EPR n'est pas compliqué, donc. Ses problèmes essentiels sont au nombre de 2 :
1. les combustibles en cible principale : les MOX en sortie présentent le défaut majeur de leur diversité. Au lieu de gérer un parc de déchets identiques, prévisibles en entrée et en dégradation, on se retrouverait avec une belle complexité dûe à cette variété de déchets finaux. Encore un coût supplémentaire, et pas des moindres, sur une chaine industrielle de bout en bout, qui se doit aujourd'hui de les intégrer tous dans le prix de vente du produit fini : l'électricité.
2. la puissance cible, donc la taille. Les problèmes de conception en découlant, ainsi que l'amélioration des normes qui s'imposent, mènent à une complexité de construction et de maintenance questionnable. Il s'agit là d'un problème purement économique qui ne se poserait pas dans un monde (削除) communiste (削除ここまで) à économie planifiée : son coût ne peut pas être pensé de manière unitaire mais seulement au regard de la vente en volume. Et la réussite commerciale est manquée, aujourd'hui ne sommes plus dans 'potentiel futur vous verrez on en vendra par paquet de 12', nous sommes dans un secteur où de nouveaux concurrents émergent, où les plannings essentiels sont connus (horizons industriel possible pour la fusion, horizon de fin de combustible primaire commercialement viable, horizon plus court de concurrents plus petits)
Il y a beaucoup d'autres éléments, mais ces 2 là ne sont ni polémiques ni engagés.
Deux visions industrielles s'affrontent donc : le "toujours plus gros" français et le "rebattons les cartes" de tous les autres. C'est d'autant plus dommage que nous avons depuis longtemps le savoir-faire de réacteurs de petites tailles et si blindés qu'on peut y utiliser du plutonium directement : naval-group sait faire. Enfin il faut également prendre garde à certaines propositions, vite relayées par une presse empressée : croire qu'on annihile la complexité d'un réacteur à sels fondus en gardant une taille modeste est illusoire, on la réduit et le restant posera un problème important, de risque en prod puis de démantellement : prenons garde de ne pas créer des "réacteurs jettables" qu'on laisserait sous terre (ou en mer) à la fin de leur cycle.
Bref si l'échec de l'EPR est confirmé par l'absence de commandes importantes extra-territoriales (si on persiste malgré l'échec alors notre facture sera ... lourde) prenons garde de ne pas nous jetter sur des solutions de start-up qui, réfléchissent correctement à l'environnement économique, elles, mais se moquent bien du lendemain.
[^] # Re: ... et surtout qui n'existe pas (encore)
Posté par bubar🦥 . En réponse au lien Les réacteurs à sels fondus, une énergie nucléaire moins chère et surtout plus sûre. Évalué à 7. Dernière modification le 26 avril 2023 à 17:29.
intro : j'ai survolé cet article pour savoir ce que tu avais lu
sujet, rapidement :
(2 ou 1, on va faire rapide.) Oui et .. non. Non car un EPR est nettement plus simple dans son principe qu'un réacteur à sels fondus, car ce premier est une "bouilloire qui passe à l'échelle" tandis que le second nécessite une partie chimie plus importante dans l'installation. Cette difficulté n'est pas à négliger, cela serait une erreur que de ne focaliser que sur le cœur du réacteur, l'autour est important, parfois plus.
Il faut faire très attention de bien catégoriser les éléments, sinon on risque de parler de problème industriel dans un échange général sur une technologie.
La simplicité n'est pas amenée par la technologie choisie mais par le dimensionnement choisi, c'est donc un problème industriel qui trouve une solution industrielle : une intégration quasi complète dans un ensemble relativement petit. C'est la puissance cible, donc la taille nécessaire, qui amène la simplicité. Pas le choix technologique du combustible.
L'EPR n'est pas compliqué, donc. Ses problèmes essentiels sont au nombre de 2 :
1. les combustibles en cible principale : les MOX en sortie présentent le défaut majeur de leur diversité. Au lieu de gérer un parc de déchets identiques, prévisibles en entrée et en dégradation, on se retrouverait avec une belle complexité dûe à cette variété de déchets finaux. Encore un coût supplémentaire, et pas des moindres, sur une chaine industrielle de bout en bout, qui se doit aujourd'hui de les intégrer tous dans le prix de vente du produit fini : l'électricité.
2. la puissance cible, donc la taille. Les problèmes de conception en découlant, ainsi que l'amélioration des normes qui s'imposent, mènent à une complexité de construction et de maintenance questionnable. Il s'agit là d'un problème purement économique qui ne se poserait pas dans un monde
(削除) communiste (削除ここまで)à économie planifiée : son coût ne peut pas être pensé de manière unitaire mais seulement au regard de la vente en volume. Et la réussite commerciale est manquée, aujourd'hui ne sommes plus dans 'potentiel futur vous verrez on en vendra par paquet de 12', nous sommes dans un secteur où de nouveaux concurrents émergent, où les plannings essentiels sont connus (horizons industriel possible pour la fusion, horizon de fin de combustible primaire commercialement viable, horizon plus court de concurrents plus petits)Il y a beaucoup d'autres éléments, mais ces 2 là ne sont ni polémiques ni engagés.
Deux visions industrielles s'affrontent donc : le "toujours plus gros" français et le "rebattons les cartes" de tous les autres. C'est d'autant plus dommage que nous avons depuis longtemps le savoir-faire de réacteurs de petites tailles et si blindés qu'on peut y utiliser du plutonium directement : naval-group sait faire. Enfin il faut également prendre garde à certaines propositions, vite relayées par une presse empressée : croire qu'on annihile la complexité d'un réacteur à sels fondus en gardant une taille modeste est illusoire, on la réduit et le restant posera un problème important, de risque en prod puis de démantellement : prenons garde de ne pas créer des "réacteurs jettables" qu'on laisserait sous terre (ou en mer) à la fin de leur cycle.
Bref si l'échec de l'EPR est confirmé par l'absence de commandes importantes extra-territoriales (si on persiste malgré l'échec alors notre facture sera ... lourde) prenons garde de ne pas nous jetter sur des solutions de start-up qui, réfléchissent correctement à l'environnement économique, elles, mais se moquent bien du lendemain.