• [^] # Re: TL;DR

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien L’idée d’un congé menstruel progresse - letemps.ch. Évalué à 2.

    La parenthèse est fausse puisqu'il existe bien des affection qui touchent aussi les hommes mais qui restent tout aussi tabous. Exemples qui me viennent à l'esprit : les crises d'hémorroïdes, de gouttes, de drépanocytose, etc., mais aussi sigmoïdites, calculs rénaux, cystites, SOPK, salpingite, kystes, etc. On parle de "crises" parce-que ce n'est pas continue comme les maladies chroniques (comme classiquement défini) mais les personnes qui en souffrent subissent le calvaire dans ces périodes ; et mis bout à bout on n'atteint pas deux semaines en tout dans l'année. La remarque de Renaut est justement de profiter pour mettre en place une solution plus générale au lieu des habituels bout de sparadrap et traitement de cas par cas. Rien n'empêche qu'un dispositif pensé globalement s'applique d'abord aux règles puis soit étendu progressivement ; alors que là il faudra rebatailler pour les autres.
    La même remarque s'applique pour les événements traumatiques de la vie. On commence par prévoir les jours pour perte de parents, puis il faut batailler des années pour avoir le même traitement quand on perd un enfin, etc., alors qu'on aurait pu faire un truc plus général pour le deuil de proches directs s'appliquant au départ aux parents et dans lesquels on aurait facilement rajouté les conjoins et les enfants.
    Dans un autre commentaire, il été fait mention de l'endométriose utérine. Sauf qu'outre l'adénopyose, il y a d'autres douleurs menstruelles et d'autres cas d'endométrites. Et il est à parier qu'on va passer à côté en ne traitant qu'un cas particulier et en faisant l'affichage. Jdçjdr.

    "It is seldom that liberty of any kind is lost all at once." ― David Hume