• [^] # Re: Aristote, par pitié...

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal introduction pas trop chiante à la philosophie politique et morale. Évalué à 3.

    Pour les avoir écoutées, c'est assez bourré de « bon, ce truc là on en parlera une autre fois, ceci on va pas entrer dans le détail » etc.
    Ya pas que ça, bien sûr et il a étudié un minimum aussi, ça se voit, mais il présente aussi des conclusions et opinions pas plus argumentées ou étayées que ça, il colporte un mythe différent.

    C'est pas si difficile de gratter plus loin, j'ai lu quelques livres, écouté quelques émissions, parcouru des articles, et cherché certains points précis pour séparer un peu la vérité de la légende.

    Et c'est sur ce dernier point qu'on se rend compte que la légende est bien plus collante que la vérité, et bourrée de mésinterprétations, déformations, et mises hors contexte.
    Déjà qu'il n'est pas lui-même cohérent avec ses propres écrits (opportunisme, changements politiques, faire plaisir au patron pour pas se faire faire suicider, etc. on peut le comprendre aussi), mais si on rajoute ce qu'on lui a fait dire, il y a de tout.

    Et ma conclusion est qu'on ne peut rien construire là-dessus, c'est trop mouvant, trop instable.
    Et donc si quelqu'un construit sur Aristote, soit cette personne ne sait pas vraiment de quoi elle parle et en vrai va citer quelqu'un qui prétend avoir construit sur la philosophie d'Aristote, soit c'est de l'exploitation d'argument d'autorité, l'Ancien par excellence, ça aurait pu être Socrate/Platon ça aurait été pareil, mais Aristote quand même, c'est le summum !

    En fait, parmi les différentes émissions, livres, ou présentations, de Aristote que j'ai subies, on classe assez facilement les gens en deux catégories : les Aristotéliciens et les non-Aristotéliciens, et les uns le défendent, les autres le défoncent.
    Chacun avec des citations, en et hors contexte, apocryphes ou non, chacun avec ses opinions, et sa propre lecture, chacun présentant l'influence réelle ou imaginée selon son propre prisme.

    Léon Brunschvieg, au delà de sa phrase assassine, il l'étaye, avec des citations, et un travail d'analyse. Et les uns et les autres arrivent à des conclusions diamétralement opposées, construites sur la même base.

    • Yth.