Il n'est pas trop responsable.
Un petit peu parce qu'il a beaucoup écrit des trucs et leur contraire, donc son œuvre - et lui-même par commodité - est pratique pour justifier à peu près n'importe quelle position, en déformant un minimum ses écrits. Mais c'est tout.
Ça veut dire - de mon point de vue - qu'en première instance, une référence à Aristote pour étayer n'importe quelle idée aujourd'hui, est exclusivement un argument d'autorité.
Et si une idée exploite un argument d'autorité pour se donner plus de valeur, de volume, de prestance, c'est qu'elle en manque en elle-même.
Ma position ne consiste certainement pas à lui cracher dessus plus que sur Platon, Thalès, Siddhartha, Lao Tseu, Sun Tzu, ou autre, mais à me méfier des gens qui ont besoin d'Aristote pour faire passer leurs idées.
Que ça soit aujourd'hui, il y a 100 ans, ou il y a quelques siècles, même si plus on remonte et plus il faut contextualiser.
[^] # Re: Aristote, par pitié...
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au journal introduction pas trop chiante à la philosophie politique et morale. Évalué à 3.
Il n'est pas trop responsable.
Un petit peu parce qu'il a beaucoup écrit des trucs et leur contraire, donc son œuvre - et lui-même par commodité - est pratique pour justifier à peu près n'importe quelle position, en déformant un minimum ses écrits. Mais c'est tout.
Ça veut dire - de mon point de vue - qu'en première instance, une référence à Aristote pour étayer n'importe quelle idée aujourd'hui, est exclusivement un argument d'autorité.
Et si une idée exploite un argument d'autorité pour se donner plus de valeur, de volume, de prestance, c'est qu'elle en manque en elle-même.
Ma position ne consiste certainement pas à lui cracher dessus plus que sur Platon, Thalès, Siddhartha, Lao Tseu, Sun Tzu, ou autre, mais à me méfier des gens qui ont besoin d'Aristote pour faire passer leurs idées.
Que ça soit aujourd'hui, il y a 100 ans, ou il y a quelques siècles, même si plus on remonte et plus il faut contextualiser.