Ça, clairement c'est pas simple cette histoire de vide et de lumière :)
Mais pour en revenir au sujet, ici on parle de « philosophie politique et morale ».
Je n'ai rien contre les sciences chez Aristote, il a été une étape, après d'autres, avant d'autres, il a émis des hypothèses, certaines utiles, d'autres moins. On ne va pas non plus cracher sur Newton alors que sa gravitation ne fonctionne pas dans le détail.
Mon problème avec lui est complètement philosophique.
Et quand aujourd'hui des gens continuent à sortir l'argument d'autorité d'Aristote pour justifier des âneries.
Par exemple, dans plein de bouquins ou méthodes de leadership, un concept de base c'est qu'il y a des leaders et des suiveurs, et que bouge ton cul, soit un leader, et écrase les autres !
Aristote dit, ici aussi en résumé et en termes modernes :
« SI il y a des leaders et des suiveurs, alors il est normal que les leaders dirigent les suiveurs. » Pour lui c'était justement dans le contexte de l'esclavage : « SI il y a des gens incapables de diriger leur propre vie, et d'autres capables de diriger la vie des autres, alors il est juste et bien qu'il y ait des maîtres et des esclaves. »
Tout est dans le SI au début, car les esclaves dans la Grèce antique ont perdu une bataille, une guerre, sont nés esclaves, bref ne sont pas esclaves par nature. Donc on ne peut pas dire que l'esclavage c'est cool.
Il suffit de virer le « Si » initial et tu as un traité de leadership « soyez le leader qui est en vous ! » : tu peux écraser les autres, tu es un leader, les autres sont des moutons, on sait ça depuis plus de 2000 ans, t'as qu'à lire Aristote (et truc, bidule, machin et chose, mais il y a souvent Aristote dans la liste) (mais on sait bien que tu ne le feras pas).
C'est pratique, la plupart des gens ne savent pas qui est Aristote, ne l'ont jamais lu, ne le liront jamais, mais l'argument d'autorité tient toujours, c'est super balaise !
[^] # Re: Aristote, par pitié...
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au journal introduction pas trop chiante à la philosophie politique et morale. Évalué à 3.
Ça, clairement c'est pas simple cette histoire de vide et de lumière :)
Mais pour en revenir au sujet, ici on parle de « philosophie politique et morale ».
Je n'ai rien contre les sciences chez Aristote, il a été une étape, après d'autres, avant d'autres, il a émis des hypothèses, certaines utiles, d'autres moins. On ne va pas non plus cracher sur Newton alors que sa gravitation ne fonctionne pas dans le détail.
Mon problème avec lui est complètement philosophique.
Et quand aujourd'hui des gens continuent à sortir l'argument d'autorité d'Aristote pour justifier des âneries.
Par exemple, dans plein de bouquins ou méthodes de leadership, un concept de base c'est qu'il y a des leaders et des suiveurs, et que bouge ton cul, soit un leader, et écrase les autres !
Aristote dit, ici aussi en résumé et en termes modernes :
« SI il y a des leaders et des suiveurs, alors il est normal que les leaders dirigent les suiveurs. » Pour lui c'était justement dans le contexte de l'esclavage : « SI il y a des gens incapables de diriger leur propre vie, et d'autres capables de diriger la vie des autres, alors il est juste et bien qu'il y ait des maîtres et des esclaves. »
Tout est dans le SI au début, car les esclaves dans la Grèce antique ont perdu une bataille, une guerre, sont nés esclaves, bref ne sont pas esclaves par nature. Donc on ne peut pas dire que l'esclavage c'est cool.
Il suffit de virer le « Si » initial et tu as un traité de leadership « soyez le leader qui est en vous ! » : tu peux écraser les autres, tu es un leader, les autres sont des moutons, on sait ça depuis plus de 2000 ans, t'as qu'à lire Aristote (et truc, bidule, machin et chose, mais il y a souvent Aristote dans la liste) (mais on sait bien que tu ne le feras pas).
C'est pratique, la plupart des gens ne savent pas qui est Aristote, ne l'ont jamais lu, ne le liront jamais, mais l'argument d'autorité tient toujours, c'est super balaise !