• [^] # Re: C'est un poil plus compliqué que ça...

    Posté par . En réponse au lien Sainte-Soline : un opérateur du Samu dit avoir reçu "l'ordre de ne pas envoyer" de secours. Évalué à 10.

    Donc voilà, même en ayant entendu l'enregistrement j’interprète la situation plutôt comme "on ne nous autorise pas encore" que "on nous a interdit". C'est tout de même différent.

    Quand il s'agit d'urgence vitale, ça revient un peu au même, non ? En tout cas le raccourci n'est pas outrancier.

    Après reste des questions comme "Qui définit ces zones" (je suppose que c'est la Préfecture mais c'est une supposition, on devrait le savoir très vite), et donc "Est-ce que la préfecture aurait pu ouvrir la zone avant ?" Au dire des témoignages sûrement...

    Voilà. Malgré l'urgence vitale et le fait que les blessés étaient à l'écart dans un endroit où les secours pouvaient venir, la pref à dit non. C'est bien ce qui lui est reproché (entre autres).

    Comme je l'écris plus haut, il y avait pas de raison de penser que le véhicule des secours serait en danger. C'est pas les véhicules de police en train de brûler plus loin qui le menaçaient. C'est pas les manifestants non plus. Et en théorie, ce n'aurait pas du être les grenades non plus puisque les policiers n'étaient pas censé canarder par là (mais bon...).

    Tout est dans l'appréciation du risque lié à la position des blessés (qui étaient à l'écart à l'ouest accessibles par une route qui ne traversait pas la zone d'affrontement) vs. urgence vitale.

    Ce que disent les manifestants, les élus, la LDH, etc. c'est que l'intervention était possible et que la pref a bloqué inutilement.