Encore une fois, le "nucléaire énergie décarbonée" est un mensonge.
C'est sans doute pour ça que personne ne dit jamais que c'est décarboné. On dit que c'est bas carbone.
Si on compte toutes les étapes de la chaîne qui vont durer pendant des dizaines d'années, le bilan carbone est loin d'être neutre
Et pourtant, quand on fait le calcul en prenant tout ça en compte, ça reste comparable à l'éolien et meilleur que le solaire.
la construction des centrales (entailles monstrueuses des falaises, bétonnage, ingénierie titanesque, etc...),
Il faut du béton pour faire de l'éolien, et il en faut ensuite pour la source d'énergie pilotable inéluctable qui doit venir avec.
les échecs inéluctables (ex, EPR)
L'EPR n'est pas un échec tant qu'il n'est pas abandonné (j'imagine chez EELV, qu'on aimerait bien faire cesser les travaux pour hurler à l'échec ensuite).
L'erreur de l'EPR c'est de promettre de mettre en production un premier modèle alors que le modèle n'était pas prêt.
Si je lance la construction d'un parc éolien de génération N+1 alors qu'aucun prototype n'existe, je vais avoir des résultats similaires.
Et je trouve ça drôle de dire que "l'échec est inéluctable" alors que la France a un parc nucléaire existant. L'échec devait être tout autant inéluctable à l'époque ou le projet a été lancé.
réchauffement des fleuves et mers
Les centrales à gaz qu'on installe aujourd'hui à côté des parcs éoliens ont également besoin de refroidissement. Et il y a d'autres options que de planter les centrales sur un fleuve: il existe déjà une centrale aux US qui utilise les eaux usées de la ville voisine pour son refroidissement.
démantèlements s'étalant pendant des dizaines d'années/siècles (jamais fait en France)
Le démantèlement est connu parce qu'il n'y a pas que la France dans le monde. Par contre, en France, on n'a pas fini de démanteler la première centrale arrêtée.
Tu sais pourquoi?
Les écologistes ont exigé l'arrêt des travaux et le PS a dit "ok, pas de problème".
Comme ça, des années plus tard, on peut dire "regarde, en France, on n'a toujours pas fini!". Très honnête, comme approche. C'est dire s'ils ont confiance dans leurs arguments "rationnels".
enfouissement de déchets radioactifs à Bure à une échelle jamais connue, à vie, pendant des millions d'années.
En termes de surface au sol, on a déjà le bétonnage causé par les éoliennes qui prend plus de place que n'en prendra jamais ce site d'enfouissement.
En termes de durée, on peut réutiliser tous ces déchets dans des centrales de 4ème génération.
Et si on n'en voulait pas, il suffisait de laisser tourner SuperPhénix, qui à défaut de produire beaucoup d'électricité, a été proposée pour retraiter les déchets radioactifs et abaisser leur niveau de dangerosité de "millions d'années" (c'est faux, en passant) à moins de 100ans. Mais un groupe a absolument tenu à ce qu'on ne fasse pas ça. Rejet total catégorique!
Ce groupe? EELV. Ils ont donc insisté pour qu'on garde tous les déchets comme on le fait aujourd'hui.
Quid de la pollution des nappes phréatiques, des possibles attaques terroristes ou/et extrémistes, des basculements politiques au cours de ces millions d'années?
Il faut d'urgence démanteler les barrages hydroélectriques et toutes les usines chimiques de France!
Pour les millions d'années: j'ai déjà répondu au-dessus.
Les défenseurs du nucléaire pensent à court terme, jamais à long terme, sinon leur théorie s'effondre.
Les défenseurs du nucléaire voudraient bien qu'on ait l'occasion d'avoir des problèmes à long terme, mais les écologistes préfèrent crever du changement climatique que gérer le risque nucléaire. C'est effectivement un point de vue différent...
Et puis, le nucléaire, énergie non renouvelable, disparaîtra faute d'uranium, tout comme ce qui se passe avec le pétrole, le charbon et le gaz.
C'est drôle de dire ça alors qu'on va manquer de lithium pour faire les batteries qui doivent gérer l'intermittence des ENR. Il suffit de voir comment s'y prend l'Australie méridionale pour afficher ses superbes performances en termes d'ENR avec peu d'émissions. Des GWh de batteries au lithium, qu'ils installent.
On en manquera bien avant l'uranium.
Avec la 4ème génération de centrales nucléaires, et la fermeture du cycle, on a plus de 100ans de réserve. Mais voir "à long terme", c'est sortir tous le lithium du sol en un temps record et faire la course à qui aura pu installer ses batteries avant qu'on soit à court. Ensuite, soit on a réussi à recycler les batteries pour en faire d'aussi bonnes que sur du lithium pur (technosolutionnisme), soit on a un problème d'ici 20ans. C'est écolo, c'est du long terme, c'est superbe!
Les USA aussi, se font des plans sur la comète, et ont déjà calculé que si TOUS les pays "amis", qui inclut la France, bien entendu, leurs envoient 100% de leurs métaux, ils couvriront 80% (pas 100%) de leurs besoins en métaux.
[^] # Re: Et le prix du soutien aux énergies fossiles est décerné à...
Posté par Maclag . En réponse au lien Part de la consommation d'électricité couverte par l'énergie éolienne en Europe en 2022 . Évalué à 4.
C'est sans doute pour ça que personne ne dit jamais que c'est décarboné. On dit que c'est bas carbone.
Et pourtant, quand on fait le calcul en prenant tout ça en compte, ça reste comparable à l'éolien et meilleur que le solaire.
Il faut du béton pour faire de l'éolien, et il en faut ensuite pour la source d'énergie pilotable inéluctable qui doit venir avec.
L'EPR n'est pas un échec tant qu'il n'est pas abandonné (j'imagine chez EELV, qu'on aimerait bien faire cesser les travaux pour hurler à l'échec ensuite).
L'erreur de l'EPR c'est de promettre de mettre en production un premier modèle alors que le modèle n'était pas prêt.
Si je lance la construction d'un parc éolien de génération N+1 alors qu'aucun prototype n'existe, je vais avoir des résultats similaires.
Et je trouve ça drôle de dire que "l'échec est inéluctable" alors que la France a un parc nucléaire existant. L'échec devait être tout autant inéluctable à l'époque ou le projet a été lancé.
Les centrales à gaz qu'on installe aujourd'hui à côté des parcs éoliens ont également besoin de refroidissement. Et il y a d'autres options que de planter les centrales sur un fleuve: il existe déjà une centrale aux US qui utilise les eaux usées de la ville voisine pour son refroidissement.
Le démantèlement est connu parce qu'il n'y a pas que la France dans le monde. Par contre, en France, on n'a pas fini de démanteler la première centrale arrêtée.
Tu sais pourquoi?
Les écologistes ont exigé l'arrêt des travaux et le PS a dit "ok, pas de problème".
Comme ça, des années plus tard, on peut dire "regarde, en France, on n'a toujours pas fini!". Très honnête, comme approche. C'est dire s'ils ont confiance dans leurs arguments "rationnels".
En termes de surface au sol, on a déjà le bétonnage causé par les éoliennes qui prend plus de place que n'en prendra jamais ce site d'enfouissement.
En termes de durée, on peut réutiliser tous ces déchets dans des centrales de 4ème génération.
Et si on n'en voulait pas, il suffisait de laisser tourner SuperPhénix, qui à défaut de produire beaucoup d'électricité, a été proposée pour retraiter les déchets radioactifs et abaisser leur niveau de dangerosité de "millions d'années" (c'est faux, en passant) à moins de 100ans. Mais un groupe a absolument tenu à ce qu'on ne fasse pas ça. Rejet total catégorique!
Ce groupe? EELV. Ils ont donc insisté pour qu'on garde tous les déchets comme on le fait aujourd'hui.
Il faut d'urgence démanteler les barrages hydroélectriques et toutes les usines chimiques de France!
Pour les millions d'années: j'ai déjà répondu au-dessus.
Les défenseurs du nucléaire voudraient bien qu'on ait l'occasion d'avoir des problèmes à long terme, mais les écologistes préfèrent crever du changement climatique que gérer le risque nucléaire. C'est effectivement un point de vue différent...
C'est drôle de dire ça alors qu'on va manquer de lithium pour faire les batteries qui doivent gérer l'intermittence des ENR. Il suffit de voir comment s'y prend l'Australie méridionale pour afficher ses superbes performances en termes d'ENR avec peu d'émissions. Des GWh de batteries au lithium, qu'ils installent.
On en manquera bien avant l'uranium.
Avec la 4ème génération de centrales nucléaires, et la fermeture du cycle, on a plus de 100ans de réserve. Mais voir "à long terme", c'est sortir tous le lithium du sol en un temps record et faire la course à qui aura pu installer ses batteries avant qu'on soit à court. Ensuite, soit on a réussi à recycler les batteries pour en faire d'aussi bonnes que sur du lithium pur (technosolutionnisme), soit on a un problème d'ici 20ans. C'est écolo, c'est du long terme, c'est superbe!
Les USA aussi, se font des plans sur la comète, et ont déjà calculé que si TOUS les pays "amis", qui inclut la France, bien entendu, leurs envoient 100% de leurs métaux, ils couvriront 80% (pas 100%) de leurs besoins en métaux.