L'interview était partisane, je suis plutôt d'accord. Maintenant, la critique l'interview l'est tout autant.
Par exemple, et c'est le ressort principal de l'article, la qualification des salariés en tant que "premier actionnaire" est la norme (au sens "tout le monde utilise cette formule") dès lors que cumulé, le salariat représente plus que tout autre investisseur. Certes, ça peut être contre-intuitif (on groupe les salariés, mais pas les investisseurs institutionnels), mais inversement, comparer Monsieur Duschmol à un gros fond d'investissement n'aurait pas beaucoup de sens.
Et c'est le cas ici : salariat 6,8% vs. blackrock (comme d'hab, ils sont partout) 6,2%. Le salariat a d'ailleurs un droit de vote à 11,4%.
Et encore une fois, je ne dis pas que l'interview n'était pas partisane.
D'ailleurs quand je regarde les chiffres, moi ce qui me choque le plus, c'est de voir que "ce fleuron de l'industrie française" n'est française qu'à 27,7% d'un point de vue actionnariat, et que la France n'est pas le pays le plus important ; les USA ont 32,8%. Point autrement plus préoccupant de mon point de vue. Surtout avec un fond d'investissement US qui détient 6% à lui tout seul et peut donc largement influer la stratégie - car on est d'accord que coordonner les 11,4% de votes des salariés, c'est compliqué, d'autant qu'une grosse partie de ces 11,4% est au patronat - autre point qui aurait mérité d'être rappelé, puisque intéressement, participation, stock options et autres achats volontaires sont quand même au bénéfice des plus gros salaires.
[^] # Re: oui mais c'est France Info :(
Posté par Dring . En réponse au journal Et encore un scandale sanitaire.... Évalué à 1. Dernière modification le 14 mars 2023 à 16:22.
Mouais...
L'interview était partisane, je suis plutôt d'accord. Maintenant, la critique l'interview l'est tout autant.
Par exemple, et c'est le ressort principal de l'article, la qualification des salariés en tant que "premier actionnaire" est la norme (au sens "tout le monde utilise cette formule") dès lors que cumulé, le salariat représente plus que tout autre investisseur. Certes, ça peut être contre-intuitif (on groupe les salariés, mais pas les investisseurs institutionnels), mais inversement, comparer Monsieur Duschmol à un gros fond d'investissement n'aurait pas beaucoup de sens.
Et c'est le cas ici : salariat 6,8% vs. blackrock (comme d'hab, ils sont partout) 6,2%. Le salariat a d'ailleurs un droit de vote à 11,4%.
Et encore une fois, je ne dis pas que l'interview n'était pas partisane.
D'ailleurs quand je regarde les chiffres, moi ce qui me choque le plus, c'est de voir que "ce fleuron de l'industrie française" n'est française qu'à 27,7% d'un point de vue actionnariat, et que la France n'est pas le pays le plus important ; les USA ont 32,8%. Point autrement plus préoccupant de mon point de vue. Surtout avec un fond d'investissement US qui détient 6% à lui tout seul et peut donc largement influer la stratégie - car on est d'accord que coordonner les 11,4% de votes des salariés, c'est compliqué, d'autant qu'une grosse partie de ces 11,4% est au patronat - autre point qui aurait mérité d'être rappelé, puisque intéressement, participation, stock options et autres achats volontaires sont quand même au bénéfice des plus gros salaires.