"Il est crucial, en santé, et dans un climat global de suspicion généralisée à l’égard du secteur pharmaceutique et des professionnels de santé en général, de distinguer très clairement la faute intentionnelle de la simple méconnaissance ou même de l’évolution des connaissances scientifiques."
Cette histoire fait écho à mon expérience personnelle avec un antibiotique particulier la "gentamicine". Ca a failli me tuer quand j'avais cinq ans (je suis allergique) et j'ai des séquelles un peu pénibles.
C'est toujours utilisé mais moins qu'autrefois car des nouveaux antibiotiques ont été mis au point et la prise de conscience des risques allergiques est bien meilleure (loin d'être parfaite, mon statut d'allergique n'apparait pas si je suis pris en charge dans un hôpital espagnol ou italien par exemple).
Maintenant, j'ai essayé de faire le bilan, quarante ans après. Je n'ai que des informations parcellaires et des témoignages des membres de ma famille, mais il est évident qu'un certain nombre d'erreurs ont été commises. Je ne pense évidement pas qu'il s'agisse d'une faute intentionnelle mais "le système a failli" et en particulier le généraliste. C'était il y a longtemps, et à ma connaissance, il n'y a pas eu d'enquête administrative.
Au delà de la distinction entre "faute intentionnelle" et "méconnaissance", il serait intéressant de réfléchir aux processus de décision et d'analyse dans le "parcours de soin". Tous les médecins ne sont pas des docteurs House, et même le docteur House réfléchit avec toute une équipe.
J'ai survécu à deux autres erreurs médicales plus tard mais ce n'était pas des antibiotiques alors je n'en parlerai pas aujourd'hui. Malgré tout cela, j'ai un profond respect pour les soignants. Un informaticien qui fait un mauvais choix provoque rarement des morts et des blessés. Un médecin fait des choix difficiles tous les jours.
# Bonne chance avec ça
Posté par Enzo Bricolo 🛠⚙🛠 . En réponse au journal Et encore un scandale sanitaire.... Évalué à 10.
"Il est crucial, en santé, et dans un climat global de suspicion généralisée à l’égard du secteur pharmaceutique et des professionnels de santé en général, de distinguer très clairement la faute intentionnelle de la simple méconnaissance ou même de l’évolution des connaissances scientifiques."
Cette histoire fait écho à mon expérience personnelle avec un antibiotique particulier la "gentamicine". Ca a failli me tuer quand j'avais cinq ans (je suis allergique) et j'ai des séquelles un peu pénibles.
C'est toujours utilisé mais moins qu'autrefois car des nouveaux antibiotiques ont été mis au point et la prise de conscience des risques allergiques est bien meilleure (loin d'être parfaite, mon statut d'allergique n'apparait pas si je suis pris en charge dans un hôpital espagnol ou italien par exemple).
Maintenant, j'ai essayé de faire le bilan, quarante ans après. Je n'ai que des informations parcellaires et des témoignages des membres de ma famille, mais il est évident qu'un certain nombre d'erreurs ont été commises. Je ne pense évidement pas qu'il s'agisse d'une faute intentionnelle mais "le système a failli" et en particulier le généraliste. C'était il y a longtemps, et à ma connaissance, il n'y a pas eu d'enquête administrative.
Au delà de la distinction entre "faute intentionnelle" et "méconnaissance", il serait intéressant de réfléchir aux processus de décision et d'analyse dans le "parcours de soin". Tous les médecins ne sont pas des docteurs House, et même le docteur House réfléchit avec toute une équipe.
J'ai survécu à deux autres erreurs médicales plus tard mais ce n'était pas des antibiotiques alors je n'en parlerai pas aujourd'hui. Malgré tout cela, j'ai un profond respect pour les soignants. Un informaticien qui fait un mauvais choix provoque rarement des morts et des blessés. Un médecin fait des choix difficiles tous les jours.