Ben non, personne : genre grammatical féminin ! C’est épicène.
Gens, genre grammatical masculin ! C’est épicène.
En revanche, ni informaticien, ni rédacteur, ni auteur ne sont épicènes d'où la nécessité de les féminiser avec, donc :
informaticienne,
rédactrice,
auteure ou autrice (attesté notamment en Suisse depuis avant 1999, date du rapport Femme, j’écris ton nom... Guide d’aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions par une équipe du CNRS et que j'ai évoqué à plus d'un titre).
Le rappport préconise pour les noms se terminant par -teur (page 23) :
3.3.a. La forme féminine se termine par -trice dans les conditions suivantes, non exclusives les unes des autres :
— il n’existe pas de verbe correspondant au nom (agriculteur, aviateur, instituteur, recteur...), ou bien le verbe est apparu postérieurement au nom (acteur/acter, auditeur/auditer),
— il existe un verbe correspondant au nom ne comportant pas de -t- dans sa terminaison (calculer/calculateur ; conduire/conducteur ; former/formateur),
— il existe un substantif corrélé au nom se terminant par -tion, -ture, ou -torat (quelle que soit la terminaison du verbe correspondant) (éditeur/édition ; lecteur/lecture ; tuteur/tutorat),
[...]
Remarque 2 : La règle s’applique aux noms empruntés à l’anglais, qu’ils soient francisés ou non : reporter, reporteur/reportrice ; supporter, supporteur/supportrice.
Remarque 3 : L’usage contemporain a tendance à privilégier la forme épicène pour certains termes dont la forme régulière en -trice est par ailleurs attestée, ex. : une sculptrice, mais aussi une sculpteur(e).
Je copie-colle le début de la préface de Lionel Jospin, Premier ministre, qui avait commandé ce rapport :
Notre pays aime les querelles qui tournent autour de sa langue : on l’a vu il y a quelques années avec la « querelle de l’orthographe ». Les débats autour de l’usage du français viennent nourrir discussions et forums et remplissent les pages des journaux. Cela prouve, s’il en était besoin, l’attachement de nos concitoyens à leur langue et le souci permanent du « bon usage » qui nous anime.
Parmi ces querelles prend place celle de la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions. Les linguistes le savent depuis longtemps : cette affaire n’est pas seulement la leur. Elle concerne la société tout entière. Elle véhicule nombre de résistances, pour une large part idéologiques.
Le rôle du Gouvernement ne peut certes pas être en la matière d’imposer une norme : la liberté d’expression, une des libertés les plus fondamentales dans une démocratie, suppose le droit pour chacun d’utiliser la langue comme il l’entend. Mais le Gouvernement doit montrer l’exemple dans la sphère qui est la sienne, celle des services publics. Qu’une femme exerçant les fonctions de directeur d’école porte depuis plus d’un siècle le titre de directrice alors que la femme directrice d’administration centrale était encore, il y a un an, appelée « madame le directeur » atteste, s’il en était besoin, que la question de la féminisation des titres est symbolique et non linguistique.
C’est la raison pour laquelle j’ai, par une circulaire en date du 6 mars 1998, invité les administrations à recourir aux appellations féminines pour les noms de métiers, titres, grades et fonctions chaque fois que le féminin était d’usage courant.
[^] # Re: Tu l'as dis dans un commentaire que tu savais que tu allais faire réagir
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal L’écriture inclusive sur linuxfr.org est-elle un crime ?. Évalué à 2. Dernière modification le 12 mars 2023 à 20:53.
Ben non, personne : genre grammatical féminin ! C’est épicène.
Gens, genre grammatical masculin ! C’est épicène.
En revanche, ni informaticien, ni rédacteur, ni auteur ne sont épicènes d'où la nécessité de les féminiser avec, donc :
Le rappport préconise pour les noms se terminant par -teur (page 23) :
[...]
Le rapport peut être téléchargé ici :
https://www.vie-publique.fr/rapport/25339-guide-daide-la-feminisation-des-noms-de-metiers
Bref tout ceci n'est pas récent du tout.
Je copie-colle le début de la préface de Lionel Jospin, Premier ministre, qui avait commandé ce rapport :
Je n’ai aucun avis sur systemd