Contexte : je viens d'un milieu assez modeste et je gagne actuellement très, très bien ma vie (salaire annuel à 6 chiffres).
J'ai fait prépa et école d'ingénieur en France car j'étais assez, naturellement, doué.
J'ai assez vite senti que je n'étais pas dans mon milieu social de base. La plupart de mes camarades étaient fils de cadres, de médecins, etc.
La plupart pensaient avoir travaillé dur pour en arriver là, avoir fait des choix judicieux et être au niveau par la force du travail.
Du coup, ils estiment qu'ils ont droit à plus qu'aux autres : « Qui n'ont rien fait ».
Foutaise, ce n'était que de la reproduction sociale.
Je crois, sincèrement, que les bourgeois ne se rendent pas compte à quel point le reste de la population en CHIE sans raison. Beaucoup, n'ont pas démérité mais n'ont pas grand chose.
Du coup, c'est quoi « les choix de vie » du haut salaire ? D'avoir fait des études ? Il en a simplement eu les moyens.
Mon père a commencé à 14 ans à travailler sur des chantiers (il était pas chef de travaux, non) et on l'a amputé d'une partie de sa très courte retraite.
Il a pas vraiment eu le choix de sa carrière.
Tout ça suivi d'un laïus sur la difficulté de louer un logement au locataire qui paye pas... C'est insupportable en fait, c'est un énorme mépris de classe.
La plupart des français n'a pas cette chance d'avoir des difficultés à entretenir sa rente. Heureux les pauvres !
Les bourgeois sont hors sol de ce que la classe du bas vit. Et du coup, dans leur naïveté mesquine ils se permettent de parler de la difficulté à vivre des élites.
Moi je suis d'accord pour réduire énormément mon salaire dans des impôts généralisés. Je ne pense pas que je travaille mieux et plus dur qu'un serveur, qu'un boulanger ou qu'un infirmier.
En effet, avec mon salaire mirobolant je suis en train de mouler dans ma chaise ergonomique sur linuxfr dans mon local climatisé en prenant des pauses cafés toutes les heures.
[^] # Re: Les propositions que je trouve démagogiques
Posté par alkino . En réponse au journal Des idées pour financer la retraite.. Évalué à 10.
Contexte : je viens d'un milieu assez modeste et je gagne actuellement très, très bien ma vie (salaire annuel à 6 chiffres).
J'ai fait prépa et école d'ingénieur en France car j'étais assez, naturellement, doué.
J'ai assez vite senti que je n'étais pas dans mon milieu social de base. La plupart de mes camarades étaient fils de cadres, de médecins, etc.
La plupart pensaient avoir travaillé dur pour en arriver là, avoir fait des choix judicieux et être au niveau par la force du travail.
Du coup, ils estiment qu'ils ont droit à plus qu'aux autres : « Qui n'ont rien fait ».
Foutaise, ce n'était que de la reproduction sociale.
Je crois, sincèrement, que les bourgeois ne se rendent pas compte à quel point le reste de la population en CHIE sans raison. Beaucoup, n'ont pas démérité mais n'ont pas grand chose.
Du coup, c'est quoi « les choix de vie » du haut salaire ? D'avoir fait des études ? Il en a simplement eu les moyens.
Mon père a commencé à 14 ans à travailler sur des chantiers (il était pas chef de travaux, non) et on l'a amputé d'une partie de sa très courte retraite.
Il a pas vraiment eu le choix de sa carrière.
Tout ça suivi d'un laïus sur la difficulté de louer un logement au locataire qui paye pas... C'est insupportable en fait, c'est un énorme mépris de classe.
La plupart des français n'a pas cette chance d'avoir des difficultés à entretenir sa rente. Heureux les pauvres !
Les bourgeois sont hors sol de ce que la classe du bas vit. Et du coup, dans leur naïveté mesquine ils se permettent de parler de la difficulté à vivre des élites.
Moi je suis d'accord pour réduire énormément mon salaire dans des impôts généralisés. Je ne pense pas que je travaille mieux et plus dur qu'un serveur, qu'un boulanger ou qu'un infirmier.
En effet, avec mon salaire mirobolant je suis en train de mouler dans ma chaise ergonomique sur linuxfr dans mon local climatisé en prenant des pauses cafés toutes les heures.