• # mouai

    Posté par . En réponse au lien La chasse au gaspillage dans le cloud et les data centers. Évalué à 8.

    Bon en gros, l'article dit: la virtualisation encourage les gens à avoir un bout d'internet à eux, et ça consomme.

    Bon. En soit, ça semble logique. Sauf que, l'alternative, en supposant que les "bout d'internet à soit" ont réellement un intérêt, c'est que chacun ait sa machine perso. On ne me fera pas croire que ça serait plus écolo...

    Un autre passage parle de la sur-utilisation de la RAM. Ah, ça, ça me parle, p'tet que ça va aborder un truc pertinent?
    Ben non. Les solutions abordées, c'est de dédupliquer... Une vraie solution, mais qui casserait énormément de logiciels dont la totalité des navigateurs internets ainsi qu'ASAN et certaines techno de sandboxing (enfin, sur un serveur osef, mais bon, y'a pas que les serveurs qui sont impactés par le problème) ça serait de désactiver l'overcommit, qui est une fonctionnalité qui permets à un logiciel d'allouer plus de ressources qu'il n'en existe réellement.
    En quoi ça serait une solution? Tout simplement parce que ça rappellerait aux développeurs que non, ils ne doivent pas faire comme les économistes qui croient que les ressources sont infinies (« Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. » Kenneth Boulding).
    Oui, gérer les ressources matérielle, c'est du boulot. Celui des devs.

    Je ne parle pas des langages interprétés qui sont ré-optimisés à chaque démarrage de la machine, de chaque machine qui les fait tourner (comparé à un programme compilé qui lui ne sera optimisé que lors de la livraison) ni des programmes compilés (plus ou moins mal codés) qui requièrent de tout recompiler au moindre changement dans un header. Ni, d'ailleurs, des systèmes de build qui sont incapables de remarquer que la seule chose qui a changé dans un fichier, c'est un commentaire ou un espace (encore que... dans certains langages, les espaces sont des éléments de syntaxe après tout...).

    Bref, avant de taper sur les data-centres qui sont une conséquence (avoir un serveur chez soi, allumé H24, ça coûte cher, donc on mutualise dans des DC qui eux vont essayer de réduire les coûts d'entretien au maximum, notamment grâce à l'usage de machines virtuelles), je pense qu'il faudrait commencer par regarder la racine du problème, que l'on peut constater ainsi: il y a 20 ans, on pouvait utiliser des tableurs et des logiciels de traitement de texte sur des bécannes qui avaient moins de 200 megs de ram, un seul coeur de calcul cadencé à une vitesse de moins d'un giga hertz. De nos jours, pour le même usage il nous faut au moins 4Gio et 2 coeurs à 2GHz.
    Certaines personnes, il paraît, utilisent ces logiciels à fond, et ont donc besoin de toutes les fonctionnalités offertes.
    Je ne sais pas où elles se cachent par contre, moi j'en ai pas encore vu. Et vous?

    Le rapport avec les data-centres? Il y a 5 ans, j'aurai dit: aucun. De nos jours... ben, ces suites bureautiques... elles tournent dans des navigateurs web. Donc le coeur est sur un serveur. Dans un DC.