• [^] # Re: Pourquoi essayer d'en faire un crime raciste ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Cinq policiers afro-américains battant à mort un afro-américain : est-ce du racisme ?. Évalué à 0.

    Pourquoi essayer d'en faire un crime raciste ?

    (Attention, le texte qui suit n'est pas populaire, et oui je le sais)

    En fait c'est l'inverse avec la question, car la réponse à la question "est-ce un crime raciste" est "non", et l’intérêt de la question, et de la réponse, est que ça fout la merde chez les gens qui veulent voir du racisme partout même quand il n'y en a pas, juste pour le plaisir d'opposer (ça commence à se voir...).
    Certains meurtres (car ce sont bien des meurtres) de la part de policiers sont moins médiatisés car la couleur de peau de la victime est... Blanche. Malgré tout, avoir 2x plus de risque de mourir sous les coups de flics US est un problème, mais n'enlève pas que les risques pour un blanc n'est pas beaucoup inférieur. Des policiers blancs qui tuent des blancs sans raison ça existe aussi.
    Et du coup, ça montre que l'idée que les meurtres de noirs "par de blancs parce qu'ils sont noirs" ne tient bien vraiment si on va plus loin que ce qu'on veut voir, ce n'est pas un crime raciste (la différence que fait l'article en lien n'est pas pour moi du racisme car il parle seulement d'une réaction sur des contraintes extérieures, ici que ça passerait moins bien si c'était un blanc, les policiers ne pensent pas à eux mais à l'acceptabilité de la société), et que le problème général est ailleurs.
    A noter que ce meurtre associé à la manie de mettre du racisme sur les meurtres précédents risque de faire un énorme retour de flamme vu la violence et la déshumanisation à l’extrême de la part de gens qu'on a pour habitude de mettre dans la case victime, ce que les racistes vont sans doute bien exploiter.

    Peut-être qu'un jour on arrêtera la simplification trompeuse qui pousse à opposer (noirs contre blancs, femmes contre hommes, etc) et on acceptera l'idée que le problème est ailleurs, et que faire des "safe spaces" où on a juste interdit suivant un critère arbitraire n’enlève pas vraiment les risques, et que les gens qu'on pense proches sont pas moins pourris que les gens qu'on pense nos ennemis et que donc créer artificiellement des camps est contre-productif (et surtout montre une envie d'opposer sans regarder le mal qu'on peut faire soit à d'autres, coucou Asia Argento victime et agresseuse) si le but est de vivre ensemble à égalité et être contre le violences sans aucun "mais".

    Bref, la question doit bien se poser, mais pas forcément avec la réponse et la conclusion qu'on a en préjugé, et si on y réfléchit ça peut faire tanguer pas mal de certitudes sur ce qui est bien ou pas comme actes contre ces violences.