Le livre fait 193 pages numérotées. La partie sur les énergies non carbonées commence à la page 126.
Le nucléaire commence à être évoqué à la page 128, en bas à gauche de cette page on trouve ce dialogue :
— (Blain) Je sens que tu vas me vendre des centrales nucléaires.
— (Jancovici) La solution ne se résume pas à ça... L’enjeu fondamental de cette discussion est de remettre les problèmes dans l’ordre.
Les 4 pages suivantes (129 à 132) sont une description physique du fonctionnement des centrales nucléaires, l’occupation en espace et en matériaux par rapport aux autres énergies non carbonées, les facteurs de charge et les durées de vie des différents types de centrales. C’est juste des faits, facilement vérifiables. Ensuite ça parle des dangers du nucléaire jusqu’à la page 144 (comme quoi c’est pas éludé) ; la page 140 dit même en gros et en rouge que Tchernobyl était bien une catastrophe.
Enfin jusqu’à la page 163 on parle surtout de politique, c’est les pages les plus « pro-nucléaires » du bouquin, et aussi les arguments les plus remis en cause (notamment les calculs d’EROEI, page 161, avec l’utilisation des « esclaves énergétiques »). C’est là où on trouve les pages ouvertement anti-antinucléaires d’ailleurs (il n’y a pas d’erreur dans le mot).
À ce sujet, je pense que la clé du problème se trouve en seconde partie de page 151, celle qui aborde l’historique des partis et associations écologistes, et le problème de cohérence entre leur combat passé, leur base, et les connaissances actuelles.
À partir de la page 164, on change complètement de sujet et on évoque surtout les changement sociétaux (au sens très large, jusqu’à l’aménagement du territoire) nécessaires.
Le nucléaire dans « Le monde sans fin », c’est donc 35 pages sur 193, soit 5,5 % du livre (et là-dedans je compte les pages de pure description des principes physiques, il y a les mêmes pour les autres sources d’énergie). Donc, il est vrai, une communication anti-antinucléaire qui peut être assez maladroite.
Mais les antinucléaires réduisent le livre entier à ces quelques pages. C’est stupide.
[^] # La part réelle du nucléaire dans le bouquin
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Erratum pour «Le monde sans fin» : Dargaud piégé par des activistes. Évalué à 10.
Le livre fait 193 pages numérotées. La partie sur les énergies non carbonées commence à la page 126.
Le nucléaire commence à être évoqué à la page 128, en bas à gauche de cette page on trouve ce dialogue :
Les 4 pages suivantes (129 à 132) sont une description physique du fonctionnement des centrales nucléaires, l’occupation en espace et en matériaux par rapport aux autres énergies non carbonées, les facteurs de charge et les durées de vie des différents types de centrales. C’est juste des faits, facilement vérifiables. Ensuite ça parle des dangers du nucléaire jusqu’à la page 144 (comme quoi c’est pas éludé) ; la page 140 dit même en gros et en rouge que Tchernobyl était bien une catastrophe.
Enfin jusqu’à la page 163 on parle surtout de politique, c’est les pages les plus « pro-nucléaires » du bouquin, et aussi les arguments les plus remis en cause (notamment les calculs d’EROEI, page 161, avec l’utilisation des « esclaves énergétiques »). C’est là où on trouve les pages ouvertement anti-antinucléaires d’ailleurs (il n’y a pas d’erreur dans le mot).
À ce sujet, je pense que la clé du problème se trouve en seconde partie de page 151, celle qui aborde l’historique des partis et associations écologistes, et le problème de cohérence entre leur combat passé, leur base, et les connaissances actuelles.
À partir de la page 164, on change complètement de sujet et on évoque surtout les changement sociétaux (au sens très large, jusqu’à l’aménagement du territoire) nécessaires.
Le nucléaire dans « Le monde sans fin », c’est donc 35 pages sur 193, soit 5,5 % du livre (et là-dedans je compte les pages de pure description des principes physiques, il y a les mêmes pour les autres sources d’énergie). Donc, il est vrai, une communication anti-antinucléaire qui peut être assez maladroite.
Mais les antinucléaires réduisent le livre entier à ces quelques pages. C’est stupide.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com