• [^] # Re: Interview du PDG de SuSE Ag. Sun affute sa politique commerciale pour sa nouvelle distribution Mad Hatter

    Posté par . En réponse à la dépêche Interview du PDG de SuSE Ag. Sun affute sa politique commerciale pour sa nouvelle distribution Mad Hatter. Évalué à 6.

    D'accord sur le fond,

    mais c'est pas honnête de dire : "Ce n'est pas parce qu'un logiciel n'est pas sous licence GPL qu'il est propriétaire", là tu nous embrouille.

    Il y a une belle unanimité sur ce qu'est une licence libre pour un logiciel. Une parties de ces licences sont copyleft, contagieuse, dont la GPL. C'est en général celles que préfèrent les passionnés du libre, et que déteste le plus les éditeurs de logiciels propriétaires. Mais c'est licence ne sont ni plus libre, ni moins libre, que les licences non-copyleft, non-contagieuse, comme la BSD.

    Les autres logiciels sont non-libres, propriétaires. Même s'il sont gratuits comme les freewares, même s'ils on peut les essayer comme les sharewares. et même si on le droit de voir les sources, mais pas de les utiliser librement à cause d'une clause qui interdit les forks, ou la redistribution commerciale.

    Cela peut sembler à certains un peu psycho-rigide comme définition, mais sans forks possibles, ni redistributions commerciales possible, c'est tout le modèle économique et sociologique du libre qui tombe à l'eau. On n'est pas dans le registre de l'humanisme et des bonnes intentions : on est dans le registre rigoureux du droit, et il s'agit d'être plus machiavélique que ceux d'en face, ou de se faire bouffer :-)

    On peut trouver que Yast est un bon modèle économique, et que l'argent qu'il génère, la diffusion de logiciels libres qui va avec, les projets soutenus à côté, font de SuSE une société exemplaire. On peut dire que c'est pratique que les copies non-commerciales soient permises, et que c'est bien que l'on puisse voir les sources. Mais on ne peut pas dire que c'est libre, et que ce n'est pas propriétaire. Même un petit peu. D'autres techniques juridiques, comme par exemple les doubles licences et l'utilisation du droit des marques, respectent les logiciels libres.

    Je répète que je suis d'accord que sur le fond, on peut faire des compromis avec le logiciel propriétaire pour plein de raisons pertinentes. Mais en restant attentif à ne pas prendre un retour de baton dans la tête, tandis qu'avec du logiciel libre, on est tranquille. Surtout si c'est du copyleft.