• [^] # Re: Attention

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Piéger les démarcheurs abusifs. Évalué à 10.

    « [...] aujourd'hui, pour travailler à faire des trucs pénibles, nuisibles et illicites à longueur de journée, il faut le vouloir. »

    Le problème c'est la concordance de ces quatre caractéristiques parce qu'une à trois peuvent à juste titre en détourner même les meilleurs volontés...

    • Infirmier, ou aide-soignant : pénible, contraignant, et apparemment parfois même nuisible dans les conditions actuelles d'exercice.
    • Conducteur d'autobus : on ne croirait pas mais le stress accumulé sur la route dans des journées provoque de nombreuses dépressions nerveuses dans la profession. Donc pénible, contraignant, nuisible au moins pour la santé de celui qui l'exerce et par voies de conséquences pour autrui.
    • Enseignant : pénible, et nuisible dans certaines conditions. Hier j'en discutait justement avec des collègues d'une ENSI, ils en arrivent eux aussi à délivrer des diplômes dont ils considères qu'ils sont dénués de valeur ; ce n'est pas l'apanage des universités. Faire des cours à des gens qui ne sont pas en état d'en profiter c'est une forme de prévarication qui me touche tout particulièrement. Ne parlons même pas de ce qui se passe en primaire ou secondaire, ou des ennemis du peuple... je m'arrête ça va être trop long.
    • Militaire : demandez au Russes. Peu de changement depuis Tolstoï. Une bonne planque qui évite de trop réfléchir en temps de paix, avec tout juste ce qu'il faut de pénibilité de tous les acabits qu'il faudra bien vite oublier après les temps de guerre ; à cet égard une bonne tombe aide considérablement.

    Sans vouloir défendre les appelants de centre d'appel, je suis insuffisamment confiant dans mon omniscience pour affirmer qu'il leur aurait suffit « de traverser la rue. »
    Mon impression est que la gabegie politique actuelle est telle que les situations individuelles sont bien souvent plus complexes qu'on ne veut bien le croire tranquillement assis à son bureau ou dans son salon.

    « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace