je trouve le jugement trop hatif (meme ultra-partisan)
pour moi cela m'interpelle un peu dans une notion qui va choquer : comme stallman l'était décrit à l'époque, sous l'étiquette de "barbus intégristes".
voir du logiciel libre partout est une première idée. Personnellement je m'en sers au quotidien. Mais je ne trouve pas cela adéquat de l'imposer à ce point, meme dans le secteur public : certains logiciels, de base (firefox, vlc, nextcloud) y sont déjà bien intégrés.
maintenant, ejecter windows d'une administration, c'est clairement la croix et la bannière : la ville de munich nous l'a montré, on a vu comment ça s'est terminé.
il y a différentes problématiques qui vont faire qu'un linux, hors contexte SI "par les informaticiens, pour les informaticiens", font que sur l'ordi de Guillaume, cadre quadragénaire, ou de léonie, secrétaire d'accueil, amèneront plus d'arrachages de cheveux dans un premier temps :
a/ c'est pas comme à la maison.. et ils ont raison : comme pour le mobile, il n'y a de place que pour deux sur nos écrans : ios/android, windows/mac. Déjà deux, pour certains c'est trop, faut tout réapprendre et s'y adapter, les gens ont horreur de chercher.
b/ le bordel matériello-logiciel : tout recoder, impensable ; pour avoir été témoin il y a quelques années de la visite d'une mairie et de son SI, dans une moyenne commune, yavait plus d'un millier de progiciels, certains utilisés que par un ou deux utilisateurs, mais exigés pour que chaque strate fonctionne. Tout recoder pour du web, ou du linux, c'est N fois le budget annuel de la mairie.
c/ en cas de défaut, on fait comment? quel presta s'arrachera les cheveux parce qu'il manque telle lib à l'allumage, ou parce qu'un crash reste inexpliqué?
d/ les autres font pas mieux : la russie, la corée, ont tenté de linuxiser leurs administrations publiques ; on a vu ce que ca a donné.. sachant que la france a beaucoup de mal avec le logiciel libre, jusque dans les facs (j'ai vu des étudiantes me répondre "mais on aime pas wikipedia, n'importe qui peut y changer")
e/ le meilleur pour la fin : là où régnait une certaine élite lorsque j'ai découvert le monde des LL : certains m'ont soutenu leur refus de le faire adopter massivement pour rester des "pros" et garder un OS que seuls eux, maitrisent ; car si plus de monde l'adopte (j'exclus android hein, qui n'a de linux que le noyau, le reste étant opposé à la philo LL), le phénomène des virus sera aussi adopté, et il deviendra très vite aussi perméable que windows, face aux virus.
et il y a certainement beaucoup, beaucoup d'autres raisons, notamment sur les incompabilités logicielles et matérielles, puisque notre bon droit d'auteur et droit des brevets assure l'économie francaise, et que le fantasme de voir le brevet s'arreter ne satisfait globalement que trois geeks au fond de la salle, pas les innovateurs en premier rang ;)
de toute facon, s'il y avait vraiment une vraie volonté, je pense que passer une administration au logiciel libre serait très secondaire, la priorité étant d'avoir un os souverain, et ca les gouvernements nous y ont montré une vraie réticence, parce que ca coute cher et qu'il y a déjà de l'existant/fonctionnel (et ils n'ont pas tort)
# "un peu trop lentement"
Posté par tkr (Mastodon) . En réponse à la dépêche Le poste de travail Linux : un objectif gouvernemental ?. Évalué à -1.
je trouve le jugement trop hatif (meme ultra-partisan)
pour moi cela m'interpelle un peu dans une notion qui va choquer : comme stallman l'était décrit à l'époque, sous l'étiquette de "barbus intégristes".
voir du logiciel libre partout est une première idée. Personnellement je m'en sers au quotidien. Mais je ne trouve pas cela adéquat de l'imposer à ce point, meme dans le secteur public : certains logiciels, de base (firefox, vlc, nextcloud) y sont déjà bien intégrés.
maintenant, ejecter windows d'une administration, c'est clairement la croix et la bannière : la ville de munich nous l'a montré, on a vu comment ça s'est terminé.
il y a différentes problématiques qui vont faire qu'un linux, hors contexte SI "par les informaticiens, pour les informaticiens", font que sur l'ordi de Guillaume, cadre quadragénaire, ou de léonie, secrétaire d'accueil, amèneront plus d'arrachages de cheveux dans un premier temps :
a/ c'est pas comme à la maison.. et ils ont raison : comme pour le mobile, il n'y a de place que pour deux sur nos écrans : ios/android, windows/mac. Déjà deux, pour certains c'est trop, faut tout réapprendre et s'y adapter, les gens ont horreur de chercher.
b/ le bordel matériello-logiciel : tout recoder, impensable ; pour avoir été témoin il y a quelques années de la visite d'une mairie et de son SI, dans une moyenne commune, yavait plus d'un millier de progiciels, certains utilisés que par un ou deux utilisateurs, mais exigés pour que chaque strate fonctionne. Tout recoder pour du web, ou du linux, c'est N fois le budget annuel de la mairie.
c/ en cas de défaut, on fait comment? quel presta s'arrachera les cheveux parce qu'il manque telle lib à l'allumage, ou parce qu'un crash reste inexpliqué?
d/ les autres font pas mieux : la russie, la corée, ont tenté de linuxiser leurs administrations publiques ; on a vu ce que ca a donné.. sachant que la france a beaucoup de mal avec le logiciel libre, jusque dans les facs (j'ai vu des étudiantes me répondre "mais on aime pas wikipedia, n'importe qui peut y changer")
e/ le meilleur pour la fin : là où régnait une certaine élite lorsque j'ai découvert le monde des LL : certains m'ont soutenu leur refus de le faire adopter massivement pour rester des "pros" et garder un OS que seuls eux, maitrisent ; car si plus de monde l'adopte (j'exclus android hein, qui n'a de linux que le noyau, le reste étant opposé à la philo LL), le phénomène des virus sera aussi adopté, et il deviendra très vite aussi perméable que windows, face aux virus.
et il y a certainement beaucoup, beaucoup d'autres raisons, notamment sur les incompabilités logicielles et matérielles, puisque notre bon droit d'auteur et droit des brevets assure l'économie francaise, et que le fantasme de voir le brevet s'arreter ne satisfait globalement que trois geeks au fond de la salle, pas les innovateurs en premier rang ;)
de toute facon, s'il y avait vraiment une vraie volonté, je pense que passer une administration au logiciel libre serait très secondaire, la priorité étant d'avoir un os souverain, et ca les gouvernements nous y ont montré une vraie réticence, parce que ca coute cher et qu'il y a déjà de l'existant/fonctionnel (et ils n'ont pas tort)
cdt