L'agriculture a vu un phénomène de concentration très important avec des exploitations de plus en plus grandes et de moins nombreuses. J'y vois un parallèle avec la production en série qui a remplacé l'artisanat: chaque pièce produite rapporte beaucoup moins qu'avant. Le revenu augmente moins vite que le volume!
Après, on a un vrai problème aujourd'hui sur les revenus des agriculteurs hors très grosses exploitations.
Il n'y a pas 36 solutions à ce problème. On en connaît 2:
1.On laisse faire. Les exploitations les plus grosses vont continuer à absorber les plus petites jusqu'à ce qu'ils n'en reste que quelques-unes. L'essentiel des travailleurs agricoles seront des salariés, c'est la fin des fermes telles qu'on les connaît.
2.On établit un système de gestion de l'offre et on régule ainsi le prix des aliments produits.
Notez que le 1. ne signifie pas forcément une baisse des prix, vu que les agriculteurs aujourd'hui gagnent pour beaucoup moins que le SMIC. Financièrement, ils auraient plus intérêt à devenir salariés d'un grand groupe qui serait propriétaire de la ferme.
Le gros groupe aurait un meilleur pouvoir de négociation avec les acheteurs, tout simplement parce qu'il n'y aurait plus beaucoup de choix.
[^] # Re: Bonne métrique?
Posté par Maclag . En réponse au lien Le revenu des agriculteurs par hectare a diminué depuis la fin des années 1990. Évalué à 5.
L'agriculture a vu un phénomène de concentration très important avec des exploitations de plus en plus grandes et de moins nombreuses. J'y vois un parallèle avec la production en série qui a remplacé l'artisanat: chaque pièce produite rapporte beaucoup moins qu'avant. Le revenu augmente moins vite que le volume!
Après, on a un vrai problème aujourd'hui sur les revenus des agriculteurs hors très grosses exploitations.
Il n'y a pas 36 solutions à ce problème. On en connaît 2:
1.On laisse faire. Les exploitations les plus grosses vont continuer à absorber les plus petites jusqu'à ce qu'ils n'en reste que quelques-unes. L'essentiel des travailleurs agricoles seront des salariés, c'est la fin des fermes telles qu'on les connaît.
2.On établit un système de gestion de l'offre et on régule ainsi le prix des aliments produits.
Notez que le 1. ne signifie pas forcément une baisse des prix, vu que les agriculteurs aujourd'hui gagnent pour beaucoup moins que le SMIC. Financièrement, ils auraient plus intérêt à devenir salariés d'un grand groupe qui serait propriétaire de la ferme.
Le gros groupe aurait un meilleur pouvoir de négociation avec les acheteurs, tout simplement parce qu'il n'y aurait plus beaucoup de choix.