Le papier non blanchi (en fait sans l’ajout d’agent azurant1, le papier serait gris), se trouve dans la papeterie d’art : on utilise du coton (chez Canson par exemple). Ça paraît légèrement cassé comparé à un papier azuré mais c’est juste faussé parce qu’on a pris l’habitude du "blanc brillant" et en réalité on arrive tout de même à du vrai blanc (le coton de base est blanc de chez blanc...), de manière naturelle (mais il est cassé sur beaucoup de papiers, en fonction de l’effet recherché).
Un papier industriel non azuré, ça donne du papier journal, du papier de livre de poche : ça vieillit extrêmement mal, car ça jaunit même protégé des UV, c’est irréversible et ça "contamine" par diffusion tout papier qui entre en contact durablement (c’est la fibre de bois qui provoque ça). Sur du papier longue conservation (exigence de la papeterie d’art encore...), on va aussi procéder à des ajouts chimiques, pas pour blanchir mais pour retarder et ralentir le jaunissement avec le temps.
Quant à l’industrie textile... elle est connue pour être extrêmement polluante entre autres à cause des teintures. On y ajoute aussi des azurants optiques, les lessives pour blanc en contiennent, et l’écru n’a pas franchement la côte...
À côté de ça la culture du coton ça reste aussi une agriculture très consommatrice d’eau. Un arbre coupé et remplacé, en Europe, faut arrêter de dire que c’est un problème...
[^] # Re: Le papier c'est la vie
Posté par PR . En réponse au journal J'ai testé: une ardoise à cristaux liquides. Évalué à 4.
Le papier non blanchi (en fait sans l’ajout d’agent azurant1, le papier serait gris), se trouve dans la papeterie d’art : on utilise du coton (chez Canson par exemple). Ça paraît légèrement cassé comparé à un papier azuré mais c’est juste faussé parce qu’on a pris l’habitude du "blanc brillant" et en réalité on arrive tout de même à du vrai blanc (le coton de base est blanc de chez blanc...), de manière naturelle (mais il est cassé sur beaucoup de papiers, en fonction de l’effet recherché).
Un papier industriel non azuré, ça donne du papier journal, du papier de livre de poche : ça vieillit extrêmement mal, car ça jaunit même protégé des UV, c’est irréversible et ça "contamine" par diffusion tout papier qui entre en contact durablement (c’est la fibre de bois qui provoque ça). Sur du papier longue conservation (exigence de la papeterie d’art encore...), on va aussi procéder à des ajouts chimiques, pas pour blanchir mais pour retarder et ralentir le jaunissement avec le temps.
Quant à l’industrie textile... elle est connue pour être extrêmement polluante entre autres à cause des teintures. On y ajoute aussi des azurants optiques, les lessives pour blanc en contiennent, et l’écru n’a pas franchement la côte...
À côté de ça la culture du coton ça reste aussi une agriculture très consommatrice d’eau. Un arbre coupé et remplacé, en Europe, faut arrêter de dire que c’est un problème...
1 Et selon wikipedia c’est peu/pas polluant.
Mort aux cons !