...la majorité des personnes ayant déjà du mal à ranger dans des "répertoires" (qui sont juste des tags mais genre un seul par objet au final), tu ne va pas réussir à leur mettre X tags par objets. C'est juste trop confusant pour eux.
La difficulté vient justement du fait de devoir choisir entre plusieurs classements inconciliables : ce document doit-il être rangé dans le dossier « LibreOffice » ou « Travail » ? Ce livre doit-il être rangé dans « 20ème siècle » ou « Tolkien » ou « Fantasy » ?
Je pense d’ailleurs que c’est qui explique l’existence de logiciels dédiés au rangement de photos ou de livres (même si ces logiciels font plus que ça).
Je pense que nous sommes plutôt dans le cas d’un mauvais apprentissage de départ dû à une fonctionnalité manquante ou méconnue (exemple de Confluence : 90 % de mes collègues gardent l’habitude d’un rangement hiérarchique issu de l’absence d’outils de gestion de documents pendant des décennies et donc d’utilisation de la hiérarchie de dossier Windows).
Un aspect intéressant est la différence de comportement inconscient : alors qu’il ne viendrait à personne de parcourir l’internet autrement que par un moteur de recherche, le réflexe premier de mes collègues dans Confluence (qui s’utilise au travers d’un navigateur) est de passer par l’arborescence (qui a été implémenté pour ne pas « effrayer » les utilisateurs habitués au rangement hiérachique je pense) alors que le moteur de recherche est plutôt efficace et la barre de recherche toujours visible. Un biais possible est qu’ils vont souvent mettre à jour les documents qu’ils ont déposé eux-même : ils en connaissent donc le chemin. Le souci, c’est que s’agissant souvent d’arborescence à plus de 3 niveaux, et qu’au final il s’agit de partager lesdits documents, personne « ne trouve jamais rien », en tout cas, les documents des autres...
Un autre exemple : les bureaux virtuels.
Ça existe depuis très longtemps sous Linux, mais depuis quelques années seulement sur Windows avec une implémentation si minimale qu’ils ne servent à rien.
Résultat : cette fonctionnalité si pratique n’est toujours pas utilisable au boulot, et par ricochet chez soi parce que l’immense majorité des utilisateurs reproduisent chez eux la manière de faire qu’ils rencontrent au boulot (et que Windows y est majoritaire).
Un dernier exemple est l’accentuation des majuscules : c’est (généralement) si simple sous Linux (et dérivés), mais si compliqué sous Windows que l’usage général veut que la plupart des gens ne la pratique pas.
Bref tout ça pour dire que ça n’est pas toujours la faute « dégens » si certaines (mauvaises) habitudes restent ancrées dans les usages.
« Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »
[^] # Re: Ah ça revient?
Posté par PhRæD . En réponse au lien Un jour, on pourra étiqueter ses fichiers plutôt que de les enfouir dans des sous-dossiers. Évalué à 2.
La difficulté vient justement du fait de devoir choisir entre plusieurs classements inconciliables : ce document doit-il être rangé dans le dossier « LibreOffice » ou « Travail » ? Ce livre doit-il être rangé dans « 20ème siècle » ou « Tolkien » ou « Fantasy » ?
Je pense d’ailleurs que c’est qui explique l’existence de logiciels dédiés au rangement de photos ou de livres (même si ces logiciels font plus que ça).
Je pense que nous sommes plutôt dans le cas d’un mauvais apprentissage de départ dû à une fonctionnalité manquante ou méconnue (exemple de Confluence : 90 % de mes collègues gardent l’habitude d’un rangement hiérarchique issu de l’absence d’outils de gestion de documents pendant des décennies et donc d’utilisation de la hiérarchie de dossier Windows).
Un aspect intéressant est la différence de comportement inconscient : alors qu’il ne viendrait à personne de parcourir l’internet autrement que par un moteur de recherche, le réflexe premier de mes collègues dans Confluence (qui s’utilise au travers d’un navigateur) est de passer par l’arborescence (qui a été implémenté pour ne pas « effrayer » les utilisateurs habitués au rangement hiérachique je pense) alors que le moteur de recherche est plutôt efficace et la barre de recherche toujours visible. Un biais possible est qu’ils vont souvent mettre à jour les documents qu’ils ont déposé eux-même : ils en connaissent donc le chemin. Le souci, c’est que s’agissant souvent d’arborescence à plus de 3 niveaux, et qu’au final il s’agit de partager lesdits documents, personne « ne trouve jamais rien », en tout cas, les documents des autres...
Un autre exemple : les bureaux virtuels.
Ça existe depuis très longtemps sous Linux, mais depuis quelques années seulement sur Windows avec une implémentation si minimale qu’ils ne servent à rien.
Résultat : cette fonctionnalité si pratique n’est toujours pas utilisable au boulot, et par ricochet chez soi parce que l’immense majorité des utilisateurs reproduisent chez eux la manière de faire qu’ils rencontrent au boulot (et que Windows y est majoritaire).
Un dernier exemple est l’accentuation des majuscules : c’est (généralement) si simple sous Linux (et dérivés), mais si compliqué sous Windows que l’usage général veut que la plupart des gens ne la pratique pas.
Bref tout ça pour dire que ça n’est pas toujours la faute « dégens » si certaines (mauvaises) habitudes restent ancrées dans les usages.
« Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »