• [^] # Re: Et les étiquettes de langue de l'IETF, alors ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les langues peu documentées et le libre : quelques enjeux scientifiques. Évalué à 3.

    Oui, je pense que la distinction dans les démarches de l'ISO et du Glottocode est essentielle. D'un point de vue recherche en linguistique, on ne peut pas travailler comme une norme, les enjeux et les points de vue ne sont pas les mêmes.

    Après, concernant les bibliothécaires et documentalistes, si ces derniers s'adressent à des linguistes, iels ont clairement intérêt à travailler avec les références des linguistes. Qu'un languoïde soit jugé erroné après réflexion n'a pas trop d'importance pour un linguiste, tant qu'on sait où le classer.

    Sinon, en approfondissant un peu plus l'ISO 639, je viens de découvrir l'ISO 639-5 qui proposent des codes pour les familles et langues linguistiques. J'avais suivi l'argumentaire de l'article de Nordhoff et Hammarström concernant l'intérêt des Glottocodes, mais il se trouve qu'en fait, si c'est vrai pour l'ISO 639-2 ou 3, ce n'est pas vrai si on inclut l'ensemble de la norme. En revanche, ça reste important d'avoir une autre manière de faire que celle proposée par l'ISO, car les démarches ne sont pas les mêmes.