Oui, de manière général les préjugés ont la vie dure.
Sur le fond : DeepL peut probablement faire des traductions de qualité pas déraisonnables, je n'en disconvient nullement. J'accorderai volontiers d'ailleurs le qualificatif professionnel : « DeepL peut faire des traductions de qualité professionnelle. » Qui d'entre nous d'ailleurs n'est jamais tombé de sa chaise en parcourant une traduction de ce niveau ?
Comme vous l'explicitez vous-même (est-ce un préjugé de votre part ?), cela est très loin d'une qualité excellente (EX CŒLUM... pardonnez du peu) :
« [...] qui dit automatisation, dit 'erreur' et nécessité d'une post-édition par un relecteur humain [...] Du reste, dans les corrections à apporter, un des risques majeurs est que la langue est parfois si fluide que le post-éditeur ou la post-éditrice ne voit pas certaines erreurs (contresens par ex.) produites par la machine. »
Donc sur la forme nous paraissons d'accord : « traduire c'est trahir ». Préjugé ? Alors que vous semblez certainement bien mieux connaître le sujet que votre serviteur.
Sur le fond nous agréons également : DeepL produit assurément des traductions de qualité commercial. Le marché le prouve ; nul n'en débat.
Nonobstant me permettrais-je encore de relever accessoirement que :
1) Nous ne parlions visiblement pas de la même chose.
Vous écrivez :
« DeepL (dont je ne suis pas actionnaire) est considéré, pour les combinaisons de langue qu'il couvre, comme le plus performant des outils NMT (neural machine translation) sur le marché à l'heure actuelle. »
Ce que je ne contestais nullement, n'ayant même pas une ombre de présomption de connaissance en la matière. De mon côté, je commentais l'expression « excellent traducteur ». Le travail de ce dernier étant directement publiable. DeepL peut bien être le meilleur de sa catégorie sans pour autant offrir un service équivalent à ce dernier. Quant aux lois du marché qui permettent sa conquête si aisée par DeepL,
2) M'ayant lu, vous n'ignoriez pas que mon préjugé est confirmé par l'expérience. Visiblement, même sur une seule phrase choisie au hasard, sans difficulté particulière, d'un texte de notoriété raisonnable, et pour lequel de nombreuses traductions existent certainement, DeepL m'a fourni un résultat médiocre. À partir de là, faut-il encore considérer qu'il s'agisse de préjugés ? Même si nous nous accordons assurément sur le fait qu'il ne s'agisse nullement d'une évaluation exhaustive. Impossible de d'adhérer à la qualification d'excellence : ce qui dépasse ou, a tout le moins, atteint à la perfection.
[^] # Re: Traduction et format
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au message Envie de traduire automatiquement un livre et de le faire imprimer. Évalué à 1.
Oui, de manière général les préjugés ont la vie dure.
Sur le fond : DeepL peut probablement faire des traductions de qualité pas déraisonnables, je n'en disconvient nullement. J'accorderai volontiers d'ailleurs le qualificatif professionnel : « DeepL peut faire des traductions de qualité professionnelle. » Qui d'entre nous d'ailleurs n'est jamais tombé de sa chaise en parcourant une traduction de ce niveau ?
Comme vous l'explicitez vous-même (est-ce un préjugé de votre part ?), cela est très loin d'une qualité excellente (EX CŒLUM... pardonnez du peu) :
Donc sur la forme nous paraissons d'accord : « traduire c'est trahir ». Préjugé ? Alors que vous semblez certainement bien mieux connaître le sujet que votre serviteur.
Sur le fond nous agréons également : DeepL produit assurément des traductions de qualité commercial. Le marché le prouve ; nul n'en débat.
Nonobstant me permettrais-je encore de relever accessoirement que :
1) Nous ne parlions visiblement pas de la même chose.
Vous écrivez :
Ce que je ne contestais nullement, n'ayant même pas une ombre de présomption de connaissance en la matière. De mon côté, je commentais l'expression « excellent traducteur ». Le travail de ce dernier étant directement publiable. DeepL peut bien être le meilleur de sa catégorie sans pour autant offrir un service équivalent à ce dernier. Quant aux lois du marché qui permettent sa conquête si aisée par DeepL,
2) M'ayant lu, vous n'ignoriez pas que mon préjugé est confirmé par l'expérience. Visiblement, même sur une seule phrase choisie au hasard, sans difficulté particulière, d'un texte de notoriété raisonnable, et pour lequel de nombreuses traductions existent certainement, DeepL m'a fourni un résultat médiocre. À partir de là, faut-il encore considérer qu'il s'agisse de préjugés ? Même si nous nous accordons assurément sur le fait qu'il ne s'agisse nullement d'une évaluation exhaustive. Impossible de d'adhérer à la qualification d'excellence : ce qui dépasse ou, a tout le moins, atteint à la perfection.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace