Il parle aussi de quelque chose qui me questionne. Twitter
aurait appris à ses utilisateurs à "performer", il a fait quoi
de plus que proposer des repartages et des compteurs de
j'aime ?
Si tu parles de Twitter avec "il", je pense qu'il y a aussi le fameux algo qui va décider de ta visibilité, et qui va récompenser ça via de l'influence, des gens qui te suivent, etc.
Quand tu "performes" bien, tes messages arrivent sur le flux de gens qui ne te suivent pas, et suivant leur réaction, tu va être plus ou moins visible.
Et une personne qui a de l'influence va ensuite pouvoir utiliser son porte voix pour la promotion d'un livre, ou divers causes (ou, comme un certain ex-président, organiser un coup d'état dans son propre pays). Mais pour ça, faut avoir du contenu qui devient viral et/ou faire du taf hors de la plateforme. Si c'était qu'un compteur et des partages, ça aurait le même effet, mais beaucoup plus lent.
Pour le deuxième point, c'est effectivement un problème. Ça
arrive aussi sur twitter ou facebook. Le fait de devenir une
personne public "d'un coup" peut être lourd de conséquence.
Une ébauche de solution serait de se pencher vraiment sur ce qui coince.
Est ce que c'est le volume d'interaction supérieur à ce qu'on peut encaisser, auquel cas une limite serait sans doute un début de solution.
Est ce que c'est la peur d'avoir une interaction trop négative dans le tas qui use, auquel cas du filtrage serait utile.
Est ce que c'est autre chose ?
Genre, avoir 150 personnes qui disent "ouais, trop bien", c'est rarement vu comme un souci, mais 5 personnes qui disent "c'est de la merde", ç'est la catastrophe.
Il y a quelque temps, j'ai lu un article sur ce que Coral, une boite qui vends un service de commentaire, a choisi pour son design afin de réduire les problèmes.
Et quand tu regardes, les pratiques sur Mastodon (et Twitter, Facebook) sont à l'opposé des conclusions de l'article.
Ensuite, je pense que positionner ça comme du harcèlement est trompeur, mais c'est aussi parce qu'on a pas exactement les mots exacts pour en parler. Comme tu dis, ça a le même effet pour la personne qui subit, mais ça n'est pas le même mécanisme que ce qu'on entends en dehors d'internet.
Et surtout, ça polarise et porte la discussion sur les personnes ce qui évite de parler du souci du design du logiciel qui est pour moi le vrai point important.
[^] # Re: Ça fait bizarre
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Mastodon, fin de (première) partie ?. Évalué à 5.
Si tu parles de Twitter avec "il", je pense qu'il y a aussi le fameux algo qui va décider de ta visibilité, et qui va récompenser ça via de l'influence, des gens qui te suivent, etc.
Quand tu "performes" bien, tes messages arrivent sur le flux de gens qui ne te suivent pas, et suivant leur réaction, tu va être plus ou moins visible.
Et une personne qui a de l'influence va ensuite pouvoir utiliser son porte voix pour la promotion d'un livre, ou divers causes (ou, comme un certain ex-président, organiser un coup d'état dans son propre pays). Mais pour ça, faut avoir du contenu qui devient viral et/ou faire du taf hors de la plateforme. Si c'était qu'un compteur et des partages, ça aurait le même effet, mais beaucoup plus lent.
Une ébauche de solution serait de se pencher vraiment sur ce qui coince.
Est ce que c'est le volume d'interaction supérieur à ce qu'on peut encaisser, auquel cas une limite serait sans doute un début de solution.
Est ce que c'est la peur d'avoir une interaction trop négative dans le tas qui use, auquel cas du filtrage serait utile.
Est ce que c'est autre chose ?
Genre, avoir 150 personnes qui disent "ouais, trop bien", c'est rarement vu comme un souci, mais 5 personnes qui disent "c'est de la merde", ç'est la catastrophe.
Il y a quelque temps, j'ai lu un article sur ce que Coral, une boite qui vends un service de commentaire, a choisi pour son design afin de réduire les problèmes.
Et quand tu regardes, les pratiques sur Mastodon (et Twitter, Facebook) sont à l'opposé des conclusions de l'article.
Ensuite, je pense que positionner ça comme du harcèlement est trompeur, mais c'est aussi parce qu'on a pas exactement les mots exacts pour en parler. Comme tu dis, ça a le même effet pour la personne qui subit, mais ça n'est pas le même mécanisme que ce qu'on entends en dehors d'internet.
Et surtout, ça polarise et porte la discussion sur les personnes ce qui évite de parler du souci du design du logiciel qui est pour moi le vrai point important.