• # Mon expérience

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Pourquoi cette passion française pour les ESN?. Évalué à 3.

    Au fil de mes missions, voici les principales raisons que j’ai pu discerner, certaines raisons venant de la moyenne d’âge généralement plus basse en ESN qu’ailleurs :

    • « Si jamais » un coup dur économique oblige à réduire l’activité informatique, les contrats de prestation constituent une variable d’ajustement facile. Je dois dire que ça tient la route, puisque j’ai vu l’événement se produire (coup dur) et la réaction s’appliquer (fin de certains contrats).
    • On a comme ça des développeurs toujours au courant des dernières technologies à la mode. Alors... oui, du moins superficiellement. Mais dans une entreprise, tout n’est pas aux dernières technos à la mode, donc question adéquation, bof... Vaut-il mieux être en avance ou en retard ? Vaste sujet. Néanmoins, il est vrai que pour des POC, ça peut aider.
    • On a des gens plus malléables : moins indépendants et plus « moutons ». Peut-être cela a-t-il été vrai, mais si ça l’a été, je crois que cette époque est révolue, au point peut-être d’arriver à l’inverse.
    • Le risque d’embauche, c’est à dire se rendre compte 1 an plus tard que prendre la personne était une erreur (personne fainéante, menteuse, toxique...), est moindre. Certes.
    • Un interne, ça peut paraître moins cher au premier abord (TJM), mais si on tient compte des à-côtés (tickets restaurant, santé, retraite, CE, avantages réservés aux salariés...), l’écart n’est pas si grand. Bien sûr ça dépend du type d’entreprise. Finalement, c’est une vision comptable, un peu comme la différence entre l’hosting interne vs. payer à la seconde près dans un Cloud...
    • ... Je ne me souviens pas de tout :-D

    Personnellement, j’ai très longtemps attendu avant de quitter la vie de prestataire, car je l’ai beaucoup appréciée !
    C’est une chance formidable, de pouvoir découvrir toujours de nouveaux contextes techniques, de nouvelles façons de faire, des métiers informatiques différents mais aussi des métiers de clients différents. Et on rencontre toujours de nouvelles personnes, des nouvelles organisations du travail. Le potentiel d’apprentissage est phénoménal.
    Et puis, pour peu qu’on soit dans une ESN correcte, si on n’est pas à l’aise dans une mission, on peut le dire à son « manager », qui cherche alors autre chose.

    En fait, jusqu’à trouver le contexte client idéal (pour moi), j’ai longtemps considéré que quitter le monde ESN revenait ni plus ni moins qu’à une mise au placard.

    Cela dit, chez les clients, j’ai toujours constaté que sur le moyen terme, le recours massif à la prestation était une catastrophe pour la qualité logicielle.