Beaucoup de gens mal éclairés pourraient être d'un avis de pur dénigrement au vu d'un chiffre sorti de son contexte facile à affubler d'une interprétation biaisée.
Je vais essayer de donner un éclairage technique pragmatique.
Le fait que 90% du temps, on ne récupère pas la puissance max des éoliennes est parfaitement pris en compte à la conception du site et au dimensionnement des éoliennes qu'il convient d'y placer.
Un site qui produit la puissance nominale des éoliennes 10% du temps, c'est le Graal en termes de récupération d'énergie du vent. Les meilleurs sites permettent de générer dans les 30% de la puissance max des éoliennes, en moyenne sur une année.
Depuis que les "meilleurs" sites ont été équipés (comprenez, le bon rapport entre distance aux civilisations d'intérêt et puissance de vent récupérable), l'industrie et les politiques ciblent maintenant les sites suivants, et obtenir 20% de la puissance max des éoliennes sur l'année c'est pas mal.
N'oubliez pas que le vent est par nature hyper variable, et que les pointes de tempête même les fréquentes sont un danger de destruction autant qu'une opportunité de récupération. Les éoliennes doivent donc être sur-dimensionnées pour y résister, et parfois être arrêtées temporairement pour les protéger.
Il y a toujours des incitations étatiques pour installer des éoliennes, ne serait-ce que que pour réduire le montant des importations de pétrole/gaz (pré-covid et pré-guerre, ça cause un déficit commercial direct de 65 milliards d'euros à la France... par an). Cependant, l'éolien en tous cas en mer est rentable même sans ça - selon le site et selon les tarifs de l'électricité verte qu'on peut en tirer évidemment. Déjà pré-covid, un exploitant britannique se passait des subventions pour un de ses parcs et mer du Nord, parce qu'ainsi il n'était pas asservi à un régulateur étatique qui lui plafonne certains revenus. Je suppose qu'avec les prix de l'électricité actuels et futurs, il sabre le champagne tous les jours.
# Ce n'est pas sous-exploité, tout va bien
Posté par marzoul . En réponse au journal Foehn - Exploration des données SCADA du parc éolien de la Haute Borne. Évalué à 10. Dernière modification le 19 octobre 2022 à 00:19.
Super ton "truc bricolé" ! :-)
Beaucoup de gens mal éclairés pourraient être d'un avis de pur dénigrement au vu d'un chiffre sorti de son contexte facile à affubler d'une interprétation biaisée.
Je vais essayer de donner un éclairage technique pragmatique.
Le fait que 90% du temps, on ne récupère pas la puissance max des éoliennes est parfaitement pris en compte à la conception du site et au dimensionnement des éoliennes qu'il convient d'y placer.
Un site qui produit la puissance nominale des éoliennes 10% du temps, c'est le Graal en termes de récupération d'énergie du vent. Les meilleurs sites permettent de générer dans les 30% de la puissance max des éoliennes, en moyenne sur une année.
Depuis que les "meilleurs" sites ont été équipés (comprenez, le bon rapport entre distance aux civilisations d'intérêt et puissance de vent récupérable), l'industrie et les politiques ciblent maintenant les sites suivants, et obtenir 20% de la puissance max des éoliennes sur l'année c'est pas mal.
N'oubliez pas que le vent est par nature hyper variable, et que les pointes de tempête même les fréquentes sont un danger de destruction autant qu'une opportunité de récupération. Les éoliennes doivent donc être sur-dimensionnées pour y résister, et parfois être arrêtées temporairement pour les protéger.
Il y a toujours des incitations étatiques pour installer des éoliennes, ne serait-ce que que pour réduire le montant des importations de pétrole/gaz (pré-covid et pré-guerre, ça cause un déficit commercial direct de 65 milliards d'euros à la France... par an). Cependant, l'éolien en tous cas en mer est rentable même sans ça - selon le site et selon les tarifs de l'électricité verte qu'on peut en tirer évidemment. Déjà pré-covid, un exploitant britannique se passait des subventions pour un de ses parcs et mer du Nord, parce qu'ainsi il n'était pas asservi à un régulateur étatique qui lui plafonne certains revenus. Je suppose qu'avec les prix de l'électricité actuels et futurs, il sabre le champagne tous les jours.