Depuis l'importation en France d'un modèle déjà décrié dans les années 2000 (en 2006 je crois il y avait déjà eu une revue dans "Nature" estimant que 40% des publis en biologie n'apportaient rien ou pas grandchose, que la course aux financements (grants) conduisaient doctorants et chercheurs à republier les mêmes résultats dans différentes revues pour maximiser artificiellement leur "impact factor"), la machine s'est emballée.
Désormais tout n'est que course aux financement (Agence Nationale de la Recherche, European Reasearch Council, fondations publiques/privées (ARC, Ligue contre le cancer, AFM, FRM, SIDACTION...), régions, universités...).
Avec en corollaire la multiplication des guichets, des projets, des contrats précaires (environ 1/3 de la masse salariale de l'enseignement supérieur et de la recherche est contractuelle), la destruction des collectifs de travail, une ambiance de plus en plus tendue, des employés surqualifiés et sous-payés.
[ Petit hors-sujet mais restant dans les thématiques LinuxFR, si vous voulez rire(jaune) vous pouvez regarder les offres d'emploi en BAP E (info et calcul scientifique) (BAP=branche d'activité professionnelle) des universités et établissements type CNRS/INSERM etc...].
Il faut bien se douter que tout ça pèse sur la qualité de la production, et la digue des considérations éthiques et déontologiques finit parfois par céder sous le poids des égos surdimensionnés de certains mandarins et chefs de services.
# individualisme et compétition sont les mamelles de la mauvaise science
Posté par bistouille . En réponse au lien Mauvaises conduites et Covid-19 (note de lecture sur une analyse sur l'intégrité en sciences). Évalué à 4.
Depuis l'importation en France d'un modèle déjà décrié dans les années 2000 (en 2006 je crois il y avait déjà eu une revue dans "Nature" estimant que 40% des publis en biologie n'apportaient rien ou pas grandchose, que la course aux financements (grants) conduisaient doctorants et chercheurs à republier les mêmes résultats dans différentes revues pour maximiser artificiellement leur "impact factor"), la machine s'est emballée.
Désormais tout n'est que course aux financement (Agence Nationale de la Recherche, European Reasearch Council, fondations publiques/privées (ARC, Ligue contre le cancer, AFM, FRM, SIDACTION...), régions, universités...).
Avec en corollaire la multiplication des guichets, des projets, des contrats précaires (environ 1/3 de la masse salariale de l'enseignement supérieur et de la recherche est contractuelle), la destruction des collectifs de travail, une ambiance de plus en plus tendue, des employés surqualifiés et sous-payés.
[ Petit hors-sujet mais restant dans les thématiques LinuxFR, si vous voulez rire(jaune) vous pouvez regarder les offres d'emploi en BAP E (info et calcul scientifique) (BAP=branche d'activité professionnelle) des universités et établissements type CNRS/INSERM etc...].
Il faut bien se douter que tout ça pèse sur la qualité de la production, et la digue des considérations éthiques et déontologiques finit parfois par céder sous le poids des égos surdimensionnés de certains mandarins et chefs de services.