Je suis preneur des constats de bizarreries, d'autant que je ne m'en rends pas compte, vu que ça a été fait morceaux par morceaux, sans forcément de cohérence globale.
Ce qui m'a perturbé, c'est que si l'affichage change suivant ce sur quoi on clique, en "vrai" il n'y a pas de rechargement de la page, donc pas de possibilité d'aller en arrière via le navigateur. Et j'ai un peu cherché dans la navigation avant de voir que si si, il y avait bien un bouton "retour" sur chaque page. De même, pas possible d'ouvrir un des liens dans un nouvel onglet. Pour moi qui fragmente beaucoup mon organisation sur les onglets et utilise la navigation via le navigateur web, c'est frustrant. Ceci dit, ça marche, et ça doit correspondre à ton usage.
Pour l'inter/intranet, à partir du moment où il y a quelques bidouilleurs dans la région, monter un réseau alternatif qui maille le territoire, voir qui s'interface avec internet quand ce dernier est disponible, est assez rapide à mettre en place.
J'ai déjà bidouillé des piratebox de mon côté, puis frustrée par le côté limité de l'outil, j'ai fini par refaire de zéro des "pibox" (attention, vieux lien, les infos sont probablement obsolètes) afin d'héberger des trucs plus complexes, tout en jouant avec les limites des premiers raspberry. J'ai ainsi découvert lighthttpd, plus adapté sur ces petites machines qu'Apache et Nginx. Si demain internet est coupé dans mon coin du monde (ce qui serait fort surprenant, il faut un sacré concours de circonstance pour en arriver là), l'alternative... ho, attends, elle est déjà en place, on a un FAI local qui a ses antennes ici et là et on a tout un tas de serveurs ici et là aussi ;) Cela demanderait quelques adaptations aux gens pour passer d'internet à l'intranet local, mais ça ne serait pas un très gros défi.
Par ailleurs, même au delà des situations dégradées, la mise en place d'intranet locaux est intéressante, à la fois pour le jeu technique (c'est vraiment fun de trouver comment faire avec si peu, de trouver ce qui peut intéresser les gens qui vont se brancher sur ce wifi ouvert), mais aussi comme outil de mise en relation et comme autonomisation. Mettre en place un chat local, ou une ressource médiathèque numérique locale, c'est un peu gadget mais c'est amusant.
"Beaucoup d'utilisateurs simultanés", là c'est avant tout ton serveur qui va être une limite. Là dessus je l'ai vu avec ma pibox, hébergée sur une des premières pi, sur laquelle j'avais pourtant optimisé tout autant que possible ; quand une trentaine de personne demandaient l'accès, ça ramait bien. Mais la machine était vraiment, vraiment limitée. Sur un vrai serveur, le même genre de site ne bronche pas un instant.
Dans une optique collapsologue/survivaliste/preapers/insérez-votre-définition, il est intéressant de voir ce qui se fait dans d'autres pays qui ont connus (ou connaissent) des crises importantes. On ne manque hélas pas d'exemples ces dernières années (d'ailleurs, j'ai souvenir que l'intranet local cubain est assez intéressant, mais je n'ai plus les sources). Un "effondrement", ce n'est pas soudainement du Mad Max, en fait les services continuent de tourner mais de façon dégradées (et parfois de plus en plus avec le temps). Donc, tu peux compter continuer à avoir de l'electricité, de l'internet, la poste, etc... seulement, pas forcément 24h/24, pas forcément de façon fiable. Mais cela change aussi la façon de concevoir une résilience face à une situation extrêmement dégradée, pour les plus pessimistes : mieux vaut un vieil ordi portable avec une batterie encore en bonne état pour faire ton serveur, ou acheter une batterie à un "mini-ordi", que de partir sur des solutions qui ont besoin d'une alimentation continue (même solaire => vite plus complexe à mettre en place et dépanner), car tu auras probablement longtemps accès à une prise fonctionnelle. Et cela te permet d'avoir un serveur plus facilement "puissant", du moins assez pour l'intranet à petite échelle.
Après, assurer une production électrique maison n'est pas non plus inutile mais cela demande plus de moyens (en temps, en argent et en connaissance). Il faut aussi garder à l'esprit le bus factor, la résilience locale doit envisager l'impermanence (y compris de soi) : que se passe-t-il s'il y a un souci sur la machine et que tu ne peux pas le gérer ? Est-ce que tes proches peuvent prendre le relais, ou est-ce qu'ils perdent forcément accès à l'outil ?
[^] # Re: Merci pour la licence libre
Posté par Zatalyz (site web personnel) . En réponse au journal Cultivons ! Logiciel de gestion de BAD. Évalué à 3.
Ce qui m'a perturbé, c'est que si l'affichage change suivant ce sur quoi on clique, en "vrai" il n'y a pas de rechargement de la page, donc pas de possibilité d'aller en arrière via le navigateur. Et j'ai un peu cherché dans la navigation avant de voir que si si, il y avait bien un bouton "retour" sur chaque page. De même, pas possible d'ouvrir un des liens dans un nouvel onglet. Pour moi qui fragmente beaucoup mon organisation sur les onglets et utilise la navigation via le navigateur web, c'est frustrant. Ceci dit, ça marche, et ça doit correspondre à ton usage.
Pour l'inter/intranet, à partir du moment où il y a quelques bidouilleurs dans la région, monter un réseau alternatif qui maille le territoire, voir qui s'interface avec internet quand ce dernier est disponible, est assez rapide à mettre en place.
J'ai déjà bidouillé des piratebox de mon côté, puis frustrée par le côté limité de l'outil, j'ai fini par refaire de zéro des "pibox" (attention, vieux lien, les infos sont probablement obsolètes) afin d'héberger des trucs plus complexes, tout en jouant avec les limites des premiers raspberry. J'ai ainsi découvert lighthttpd, plus adapté sur ces petites machines qu'Apache et Nginx. Si demain internet est coupé dans mon coin du monde (ce qui serait fort surprenant, il faut un sacré concours de circonstance pour en arriver là), l'alternative... ho, attends, elle est déjà en place, on a un FAI local qui a ses antennes ici et là et on a tout un tas de serveurs ici et là aussi ;) Cela demanderait quelques adaptations aux gens pour passer d'internet à l'intranet local, mais ça ne serait pas un très gros défi.
Par ailleurs, même au delà des situations dégradées, la mise en place d'intranet locaux est intéressante, à la fois pour le jeu technique (c'est vraiment fun de trouver comment faire avec si peu, de trouver ce qui peut intéresser les gens qui vont se brancher sur ce wifi ouvert), mais aussi comme outil de mise en relation et comme autonomisation. Mettre en place un chat local, ou une ressource médiathèque numérique locale, c'est un peu gadget mais c'est amusant.
"Beaucoup d'utilisateurs simultanés", là c'est avant tout ton serveur qui va être une limite. Là dessus je l'ai vu avec ma pibox, hébergée sur une des premières pi, sur laquelle j'avais pourtant optimisé tout autant que possible ; quand une trentaine de personne demandaient l'accès, ça ramait bien. Mais la machine était vraiment, vraiment limitée. Sur un vrai serveur, le même genre de site ne bronche pas un instant.
Dans une optique collapsologue/survivaliste/preapers/insérez-votre-définition, il est intéressant de voir ce qui se fait dans d'autres pays qui ont connus (ou connaissent) des crises importantes. On ne manque hélas pas d'exemples ces dernières années (d'ailleurs, j'ai souvenir que l'intranet local cubain est assez intéressant, mais je n'ai plus les sources). Un "effondrement", ce n'est pas soudainement du Mad Max, en fait les services continuent de tourner mais de façon dégradées (et parfois de plus en plus avec le temps). Donc, tu peux compter continuer à avoir de l'electricité, de l'internet, la poste, etc... seulement, pas forcément 24h/24, pas forcément de façon fiable. Mais cela change aussi la façon de concevoir une résilience face à une situation extrêmement dégradée, pour les plus pessimistes : mieux vaut un vieil ordi portable avec une batterie encore en bonne état pour faire ton serveur, ou acheter une batterie à un "mini-ordi", que de partir sur des solutions qui ont besoin d'une alimentation continue (même solaire => vite plus complexe à mettre en place et dépanner), car tu auras probablement longtemps accès à une prise fonctionnelle. Et cela te permet d'avoir un serveur plus facilement "puissant", du moins assez pour l'intranet à petite échelle.
Après, assurer une production électrique maison n'est pas non plus inutile mais cela demande plus de moyens (en temps, en argent et en connaissance). Il faut aussi garder à l'esprit le bus factor, la résilience locale doit envisager l'impermanence (y compris de soi) : que se passe-t-il s'il y a un souci sur la machine et que tu ne peux pas le gérer ? Est-ce que tes proches peuvent prendre le relais, ou est-ce qu'ils perdent forcément accès à l'outil ?
Je m'emballe, ce n'est pas forcément le sujet ;)