Pour moi le cœur (vibrant !) de l'anarchisme c'est la règle suivante :
« La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres »
C'est un beau principe, c'est flou, c'est interprétable à foison.
Elle m'impose de ne pas pouvoir redistribuer ma version modifiée de son œuvre alors que ça ne lui bloquerait aucune liberté fondamentale, elle n'est donc pas anarchiste suivant ta définition. Perte d'égo et de l'argent, certes, mais est-ce des libertés fondamentale? Ça ressemble plutôt à du capitalisme via une propriété privée, une possession d'un outil de production et une limitation de la concurrence pour faire fructifier; ha oui parce que le "système est comme ça donc c'est pour survivre", on a déjà le dessin, merci, super facile mais c'est avouer que l'alternative ne marche pas car dans le dessin la personne était contrainte mais notre démocratie a le malheur de permettre à chacun de monter une alternative pas forcément exacte du fait de limitation par la loi mais qui n'est pas capitaliste.
C'est l'avantage de mots flous, on y met un peu ce qu'on veut et "mais non ce n'est pas ça" (j'ai utilisé la définition du petit robert plus bas mais on m'est tombé dessus en disant que non ce n'est pas ça) quand on utilise la définition du voisin qui y croit, la définition est largement adaptée suivant son besoin ponctuel et on peut être contradictoire suivant 2 besoins de convaincre sans que ça dérange, et puis ça n'a pas vraiment comme but de faire de la réalité vu qu'en pratique les jolies idées se fracassent contre la réalité (par exemple que l'humain n'est pas forcément un gentil qui veut toujours aider son voisin ou qui ne va pas vouloir forcément travailler si son voisin fait le truc pour lui pour pas plus de récompense). Le problème est qu'en face ça voit les incohérences.
A noter que j'avais demandé des arguments mais les gens ont préférer ricaner (et attaquer le libre en bonus), comme si argumenter était gênant et que trop expliquer ferait apparaître des désaccords (un peu comme les "libristes contre l'open source", il parait qu'il y a une différence mais personne ne veut l'écrire précisément et officiellement, et surtout pas faire une licence qu'on pourrait appliquer, la mise en pratique dans la réalité est trop chiante).
Au final, on a quand même vachement l'impression que c'est surtout que le peuple n'a pas été convaincu par des arguments lors d'un débat et que donc plutôt que de continuer à essayer de convaincre il faut remplacer le "système" pour pouvoir imposer ses idées d'une autre manière, en y mettant un joli affichage pour que ça ne dérange pas trop (un peu comme "le président actuel a été élu avec peu de voix" en oubliant que soit-même a eu encore moins de voix et que c'est justement le principe démocratique que d'avoir du choix)...
Le flou est tellement confortable pour être "contre".
À mon sens, c'est un peu comme tous les fanatismes, on prend une idée quelconque, qu'importe, et on l'utilise pour justifier la violence. Parce que au fond c'est la violence, et le pouvoir qu'elle donne, qu'on recherche.
Ca me rappelle la chanson "Keine Macht für Niemand" (le pouvoir pour personne) fait par un chanteur allemand anarchiste à la demande de la communauté anarchiste de l'époque (pas des plus pacifiques, avec des têtes d'affiche), et la communauté en question a compris que la chanson les visait et n'a pas aimé de comprendre que les engagés qui y croyaient (à tort ou raison, la n'est pas le sujet) voyaient très bien ceux qui cherchaient autre chose, eux qui voulaient surtout le pouvoir quelque soient les moyens.
Je plussois donc au maximum cette assertion : dans un pays où on peut avoir des opinions politiques différentes (et la France en est un, c'est d'ailleurs ce qui permet aux gens de dire dans être mis en prison que ça n'en n'est pas un, après ça ne permet pas aux gens d'éviter le sourire gêné quand ils disent ça, certes), l'usage (ou le soutien) de la violence est montrer qu'on ne cherche pas spécialement à vivre ensemble contrairement à ce qu'on affiche.
[^] # Re: Vive l'anarchie libre !
Posté par Zenitram (site web personnel) . En réponse au journal J'ai lu "Comment je suis devenue anarchiste" d'Isabelle Attard. Évalué à -4.
Elle m'impose de ne pas pouvoir redistribuer ma version modifiée de son œuvre alors que ça ne lui bloquerait aucune liberté fondamentale, elle n'est donc pas anarchiste suivant ta définition. Perte d'égo et de l'argent, certes, mais est-ce des libertés fondamentale? Ça ressemble plutôt à du capitalisme via une propriété privée, une possession d'un outil de production et une limitation de la concurrence pour faire fructifier; ha oui parce que le "système est comme ça donc c'est pour survivre", on a déjà le dessin, merci, super facile mais c'est avouer que l'alternative ne marche pas car dans le dessin la personne était contrainte mais notre démocratie a le malheur de permettre à chacun de monter une alternative pas forcément exacte du fait de limitation par la loi mais qui n'est pas capitaliste.
C'est l'avantage de mots flous, on y met un peu ce qu'on veut et "mais non ce n'est pas ça" (j'ai utilisé la définition du petit robert plus bas mais on m'est tombé dessus en disant que non ce n'est pas ça) quand on utilise la définition du voisin qui y croit, la définition est largement adaptée suivant son besoin ponctuel et on peut être contradictoire suivant 2 besoins de convaincre sans que ça dérange, et puis ça n'a pas vraiment comme but de faire de la réalité vu qu'en pratique les jolies idées se fracassent contre la réalité (par exemple que l'humain n'est pas forcément un gentil qui veut toujours aider son voisin ou qui ne va pas vouloir forcément travailler si son voisin fait le truc pour lui pour pas plus de récompense). Le problème est qu'en face ça voit les incohérences.
A noter que j'avais demandé des arguments mais les gens ont préférer ricaner (et attaquer le libre en bonus), comme si argumenter était gênant et que trop expliquer ferait apparaître des désaccords (un peu comme les "libristes contre l'open source", il parait qu'il y a une différence mais personne ne veut l'écrire précisément et officiellement, et surtout pas faire une licence qu'on pourrait appliquer, la mise en pratique dans la réalité est trop chiante).
Au final, on a quand même vachement l'impression que c'est surtout que le peuple n'a pas été convaincu par des arguments lors d'un débat et que donc plutôt que de continuer à essayer de convaincre il faut remplacer le "système" pour pouvoir imposer ses idées d'une autre manière, en y mettant un joli affichage pour que ça ne dérange pas trop (un peu comme "le président actuel a été élu avec peu de voix" en oubliant que soit-même a eu encore moins de voix et que c'est justement le principe démocratique que d'avoir du choix)...
Le flou est tellement confortable pour être "contre".
Ca me rappelle la chanson "Keine Macht für Niemand" (le pouvoir pour personne) fait par un chanteur allemand anarchiste à la demande de la communauté anarchiste de l'époque (pas des plus pacifiques, avec des têtes d'affiche), et la communauté en question a compris que la chanson les visait et n'a pas aimé de comprendre que les engagés qui y croyaient (à tort ou raison, la n'est pas le sujet) voyaient très bien ceux qui cherchaient autre chose, eux qui voulaient surtout le pouvoir quelque soient les moyens.
Je plussois donc au maximum cette assertion : dans un pays où on peut avoir des opinions politiques différentes (et la France en est un, c'est d'ailleurs ce qui permet aux gens de dire dans être mis en prison que ça n'en n'est pas un, après ça ne permet pas aux gens d'éviter le sourire gêné quand ils disent ça, certes), l'usage (ou le soutien) de la violence est montrer qu'on ne cherche pas spécialement à vivre ensemble contrairement à ce qu'on affiche.