Bon, je suis désolé si je ne passe pas à travers toute l'explication, mais la raison pour laquelle on parle des grandes fortunes, c'est pour envisager une taxation.
La fortune de Bezos, c'est nombre d'actions x valeur de l'action.
Tu peux discuter de la valeur de l'action et ce qu'elle représente en termes de futurs profits, mais sa valeur actuelle est dictée par la bourse: à quel prix les acheteurs et les vendeurs arrivent à s'aligner pour les échanger contre de l'argent bien réel.
Comment les acheteurs évaluent la future valeur des profits n'a pas besoin de rentrer dans l'équation: ils sont prêts à acheter à ce prix.
Bezos ne pourrait sans doute pas trouver assez d'acheteurs pour vendre ses 100G$ d'actions d'un seul coup. Mais il pourrait très bien vendre une partie de ses actions s'il avait un impôt sur la fortune à payer.
D'ailleurs toute cette discussion avait pour but de savoir si oui ou non on peut taxer les grandes fortunes sur leur fortune, et toute la partie sur "s'agit-il d'argent réel" ne va être qu'un prétexte pour répondre que "non, on ne peut pas, parce qu'ils n'ont pas vraiment cet argent".
Cet argent est tellement virtuel que Elon Musk vient de vendre pour pour 7G$ d'actions en vue de l'achat possible de Twitter. Quel que soit l'usage de cet argent, on aura du mal à me convaincre de sa virtualité...
Bref, pour faire court: on ne peut pas dire à la fois que cet argent est virtuel et indisponible pendant que les possesseurs de cet argent nous montrent tous les jours qu'il s'échange facilement en devises bien réelles.
[^] # Re: Finance in a Nutshell
Posté par Maclag . En réponse au journal La richesse des ultra-riches, à raison de 1000 USD par pixel. Évalué à 8. Dernière modification le 04 septembre 2022 à 17:26.
Bon, je suis désolé si je ne passe pas à travers toute l'explication, mais la raison pour laquelle on parle des grandes fortunes, c'est pour envisager une taxation.
La fortune de Bezos, c'est nombre d'actions x valeur de l'action.
Tu peux discuter de la valeur de l'action et ce qu'elle représente en termes de futurs profits, mais sa valeur actuelle est dictée par la bourse: à quel prix les acheteurs et les vendeurs arrivent à s'aligner pour les échanger contre de l'argent bien réel.
Comment les acheteurs évaluent la future valeur des profits n'a pas besoin de rentrer dans l'équation: ils sont prêts à acheter à ce prix.
Bezos ne pourrait sans doute pas trouver assez d'acheteurs pour vendre ses 100G$ d'actions d'un seul coup. Mais il pourrait très bien vendre une partie de ses actions s'il avait un impôt sur la fortune à payer.
D'ailleurs toute cette discussion avait pour but de savoir si oui ou non on peut taxer les grandes fortunes sur leur fortune, et toute la partie sur "s'agit-il d'argent réel" ne va être qu'un prétexte pour répondre que "non, on ne peut pas, parce qu'ils n'ont pas vraiment cet argent".
Cet argent est tellement virtuel que Elon Musk vient de vendre pour pour 7G$ d'actions en vue de l'achat possible de Twitter. Quel que soit l'usage de cet argent, on aura du mal à me convaincre de sa virtualité...
Bref, pour faire court: on ne peut pas dire à la fois que cet argent est virtuel et indisponible pendant que les possesseurs de cet argent nous montrent tous les jours qu'il s'échange facilement en devises bien réelles.