Je ne sais pas si on a des traces de caractères d'imprimerie tibétaines avant l'impression européenne, mais comme les premières impressions connues viennent de Chine, qu'on les à retrouvé dans les grottes de Mogao, à Dunhuang avec le Sutra de Diamant, conservé à Londres, et que ces grottes possèdent pas mal de documents en chinois, ouighour (écriture syriaque utilisé dans le khaganat ouïghour, puis, ouïghour ancien (dont des mots (pas caractères) mobiles du XIIe sont conservés à Pékin (musée de l'imprimerie) et Dunhuang (musée grottes de Mogao)) ou encore tibétain (pas vu de documents imprimés) ce fût le carrefour de ces civilisations pendant plusieurs siècles, les tibétains guerroyant contre les Hans et leurs alliés ouïghours au IXe siècle), il est probable qu'il y ai eu des caractères imprimés tibétains (pas forcément mobile) dès le XIIIe siècle. En tout cas Kubilai Khan, premier empereur mongol de la dynastie Yuan (sur toute la Chine, incluant notamment le Tibet), avait fait adapter des bases de l'écriture tibétaine à la langue mongole par le Tibétain Phagspa (les translittérations varient) sous une forme carrée qui pouvait coller avec les caractères chinois et qui s'appelle du nom de ce créateur, au XIIIe siècle. On a notamment au moins une matrice (dans le sens plaque d'impression) d'un billet imprimé en chinois + phagpsa du XIIIe siècle. Cette écriture a probablement été dérivée pour crée l'écriture phonétique hangeul/hangul du coréen, qui est imprimé en caractères mobiles en métal au moins dès le XVe siècle. Kubilai (qu'avait rencontré Marco Polo) suit sont grand père Gengis Khan qui avait fait adapter le ouïghour ancien à la langue mongole, en faisant la première écriture mongole. Celle-ci est toujours utilisée pour le mongol, le mandchou et quelques autres langues en Chine. Le premier objet imprimé arrivé en France doit daté de 1289, conservé aux archives nationales, un document en écriture manuscrite en mongol par Arghoun, un khan mongol d'Iran, avec l'impression d'un cachet en chinois (en Europe les cachets étaient dans de la cire, pas à l'encre sur papier, comme en Chine depuis déjà plusieurs siècles). Il écrivait au roi de France, Philippe IV le Bel pour demander une alliance militaire contre les Mam(e)louks et les Kiptchaks. Il a également écrit au pape Nicolas IV au Vatican en 1290 et le document est toujours conservé à Rome.
# Caractères tibétains en imprimerie avant les européens
Posté par tao popus . En réponse à la dépêche Des histoires de caractères. Évalué à 9.
Je ne sais pas si on a des traces de caractères d'imprimerie tibétaines avant l'impression européenne, mais comme les premières impressions connues viennent de Chine, qu'on les à retrouvé dans les grottes de Mogao, à Dunhuang avec le Sutra de Diamant, conservé à Londres, et que ces grottes possèdent pas mal de documents en chinois, ouighour (écriture syriaque utilisé dans le khaganat ouïghour, puis, ouïghour ancien (dont des mots (pas caractères) mobiles du XIIe sont conservés à Pékin (musée de l'imprimerie) et Dunhuang (musée grottes de Mogao)) ou encore tibétain (pas vu de documents imprimés) ce fût le carrefour de ces civilisations pendant plusieurs siècles, les tibétains guerroyant contre les Hans et leurs alliés ouïghours au IXe siècle), il est probable qu'il y ai eu des caractères imprimés tibétains (pas forcément mobile) dès le XIIIe siècle. En tout cas Kubilai Khan, premier empereur mongol de la dynastie Yuan (sur toute la Chine, incluant notamment le Tibet), avait fait adapter des bases de l'écriture tibétaine à la langue mongole par le Tibétain Phagspa (les translittérations varient) sous une forme carrée qui pouvait coller avec les caractères chinois et qui s'appelle du nom de ce créateur, au XIIIe siècle. On a notamment au moins une matrice (dans le sens plaque d'impression) d'un billet imprimé en chinois + phagpsa du XIIIe siècle. Cette écriture a probablement été dérivée pour crée l'écriture phonétique hangeul/hangul du coréen, qui est imprimé en caractères mobiles en métal au moins dès le XVe siècle. Kubilai (qu'avait rencontré Marco Polo) suit sont grand père Gengis Khan qui avait fait adapter le ouïghour ancien à la langue mongole, en faisant la première écriture mongole. Celle-ci est toujours utilisée pour le mongol, le mandchou et quelques autres langues en Chine. Le premier objet imprimé arrivé en France doit daté de 1289, conservé aux archives nationales, un document en écriture manuscrite en mongol par Arghoun, un khan mongol d'Iran, avec l'impression d'un cachet en chinois (en Europe les cachets étaient dans de la cire, pas à l'encre sur papier, comme en Chine depuis déjà plusieurs siècles). Il écrivait au roi de France, Philippe IV le Bel pour demander une alliance militaire contre les Mam(e)louks et les Kiptchaks. Il a également écrit au pape Nicolas IV au Vatican en 1290 et le document est toujours conservé à Rome.