• # Pour la conduite assistée

    Posté par . En réponse au journal SmartCar. Évalué à 6.

    En premier lieu, l’assistance à la conduite n’est pas récente : qui achèterait aujourd’hui une voiture sans rappel de direction ou de clignotant, sans direction assistée, sans assistance de freinage, sans ABS, etc.

    Sans oublier le confort avec la fermeture centralisée, les vitres électriques, la climatisation automatique.

    Une dernière énumération avec les essuies-glaces et feux automatiques également (pour les premiers, j’étais sceptique quant à leur utilité jusqu’à ce que le passage d’un camion un jour de grosse pluie n’éclabousse complètement mon pare-brise et que l’assistance se soit mise en route bien plus vite que je n’aurait pu le faire, me rendant une visibilité rassurante en un clin d’œil).

    Pour finir, le cas particulier de la France en ce qui concerne la boite automatique, qui même si elle se propage, n’est pas encore majoritaire : je reste persuadé qu’une partie des refus de priorité aux piétons vient d’une réticence à rétrograder puis relancer son véhicule. (Le caractère soit-disant sportif de la boite manuelle me fait bien rire quand ça fait belle lurette que les coureurs automobiles utilisent des boites au moins séquentielles et qu’une marque comme Ferrari vend plus de 99 % de sa production avec des boites automatiques, mais passons).

    Bref, ça fait longtemps « qu’on nous assiste ».
    Ce qui change c’est le niveau d’intervention : utilisateur de longue date du régulateur, la première fois que mon véhicule (nouvellement acheté) a freiné en descente, ça m’a fait — vraiment — bizarre !

    Et je pense que la réelle problématique est là : un manque de standardisation des aides à la conduite, et un manque d’apprentissage.

    Personnellement, mon véhicule dispose d’un régulateur adaptatif, actif dès 30 km/h : de fait, à part en manœuvre, j’utilise très peu l’accélérateur.
    Je pense être sorti de l’ère « primaire » de la conduite : au lieu de demander une puissance (appuyer sur le champignon), je demande une vitesse.
    Corollairement, je le contrefiche des radars : une partie de ma conduite consiste à demander la vitesse règlementaire.
    J’insiste sur le fait que c’est parce le régulateur est adaptatif (donc fait plus de chose à ma place) que c’est possible : quand je demande 80 et que le véhicule devant roule à 74 « seulement », le véhicule « s’adapte », ralentit ou accélère en fonction du véhicule devant moi (jusqu’à la vitesse limite programmée, ou jusqu’à l’arrêt s’il le faut : un vrai bonheur dans les bouchons).

    J’en reviens à la partie apprentissage : sauf erreur de ma part, il n’est pas indiqué dans le manuel que le véhicule ne s’adapte pas aux véhicules à l’arrêt ! Ça m’a valu une belle sueur froide au premier feu rouge. Une fois intégrée cette limitation, ça permet vraiment une conduite hyper-décontractée .

    Contrairement à ceux qui ne connaissent généralement pas et donc ne la pratique pas, conduite de manière assisté n’endort pas du tout : il fut veiller constamment aux autres (notamment ceux qui viennent de vous dépasser alors que vous roulez à la vitesse limite et pilent devant le radar qui suit, n’ayant visiblement toujours pas compris qu’un radar sur une voie à 90 ne flashe pas à 70...).

    Dernier point non négligeable : boite auto + régulateur + respect des vitesses règlementaire = consommation très raisonnable (d’autant plus en choisissant de rouler à 110 plutôt qu’à 130 pour les trajets de moins de 3 heures).

    « Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »